Twitter & la soustraction avec retenue

 
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Une fois n’est pas coutume, je vais vous proposer des fiches (oui oui) dans cet article.

Pas des batteries d’exercices hein, mes fiches de prep et les documents supports dont je me sers pour cette séquence. Pourquoi je vous la propose ? Et bien pour 2 raisons. La première c’est que c’est moi que je l’ai faite du début à la fin avec mes petites minimes. Ca ne vient pas d’un bouquin ou d’autre chose trouvé sur internet, donc pas de souci de droits d’auteur. La deuxième, c’est que je la trouve aboutie. Pas parfaite bien sûr, mais aboutie.

Alors rentrons dans le vif du sujet. Cette période j’ai abordé la soustraction avec retenue avec mes élèves. J’avais pour objectif qu’ils maitrisent la technique opératoire avec « cassage » de la dizaine en fin de séance.

J’ai travaillé en 6 séances (sachant qu’il y a eu et qu’il y aura encore des séances d’entraînement et d’application pour bien assoir le truc).

Séance 1 : La situation problème.
J’ai réuni mes élèves de CE1 au coin regroupement. J’avais au préalable préparé des cubes. Plus précisément 2 dizaines et 3 unités (soit un total de 23 cubes). J’ai pris une photo directement dans une note Evernote

Après avoir effectué quelques rappels sur les notions de dizaines et d’unités et ainsi fait émerger le nombre de cubes sur le tapis, j’ai dis que je voudrais enlever 8 unités.
Ô joie c’est une de mes élèves en difficulté qui s’est écriée « Mais on peut pas ? » et c’était parti.

« Bah si on a qu’à casser un dizaine » lui a rétorqué un autre élève.

Nous avons donc « démonté » une des dizaines puis observé qu’il n’en restait plus qu’une et qu’un avait maintenant 13 unités.

« Ah bah maintenant on peut » nous a alors déclaré la jeune fille. Là aussi : photo dans la note.

Enfin nous avons enlevé les 8 cubes que nous voulions retirer et compté combien il en restait. Là encore : photo.

Pour finir sur cette séance, nous avons annoté et commenté les photos.

Séance 2 : Manipulation et #photoproblème
C’est là qu’intervient Twitter et sa dimension communicative. Le #photoproblème je vous en parle dans ce billet. A l’aide de la fiche support ci dessous j’ai demandé à mes élèves de résoudre de petits problèmes de la même nature que celui que nous avions résolu lors de la séance précédente. L’objectif était de prendre en photo les 3 étapes que nous avions réalisées au paravant.
Manipulation de cubes, cassage de dizaine, observation etc… Voici un exemple.

Séance 3 : la technique et l’abstraction
Avec pour support les tweets de la séance 2, nous avons rappelé les 3 étapes et nous avons appliqué la technique à une soustraction posée. Le vocabulaire étant identique l’abstraction s’est faite plus facilement pour la majorité des élèves. Pour 2 élèves en difficulté il faudra plus de manipulation.
Séance 4 : entraînement
On a posé des soustractions tout simplement et appliqué la méthode que nous avons élaborée.

Séance 5 & 6 : encore du photoproblème mais dans l’autre sens
Cette fois-ci la fiche support était un peu différente. Il s’agissait de prévoir le #photoproblème avant de manipuler dans un objectif de transfert des connaissances acquises.

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On choisit un nombre, puis on soustrait un autre en faisant en sorte d’avoir besoin de « casser » une dizaine. Le dessin était cette fois-ci réalisé avant la manipulation pour la prise de photo. En fin de séance : on tweete !

J’ai trouvé que cette séquence faisait sens. il y a plusieurs méthodes pour la soustraction, l’objectif n’est pas de débattre sur la pertinence de telle ou telle technique, mais si vous vous retrouvez dans celle-ci pourquoi ne pas essayer ?

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Coup de gueule : l’évaluation des élèves

cosmétiques-bio-mauvaise-noteOn lit tout et n’importe quoi en ce moment sur internet à propos de l’évaluation des élèves et particulier sur les notes chiffrées. J’avais envie de pousser un petit coup de gueule à ce sujet.

Il existe de nombreuses façons d’évaluer le travail d’un élève. Mais celles qui me sortent littéralement par le nez ce sont les méthodes non réfléchies, mises en place parce que … Bah socialement on en a l’habitude.

Un dispositif d’évaluation ça se pense.

Pour bien le penser, je pense qu’il faut éclaircir un point crucial : à quoi sert l’évaluation et surtout à qui ?

Non l’évaluation, n’est pas là pour distinguer de pseudos « bons » ou « mauvais » élèves. Le rôle de l’enseignant est de guider, d’accompagner, pas de juger. D’ailleurs de quel droit pourrions nous juger nos élèves ? Non, notre statut d’enseignant ne nous donne pas ce pouvoir. On doit aider TOUS les élèves à avancer et à se construire en partant d’eux et pas d’attentes arbitraires : point barre.

A qui doit servir l’évaluation ? A mon sens, elle sert autant au prof qu’à l’élève et elle doit être lisible aussi clairement pour l’un que pour l’autre. Je m’explique.

Pour le prof, l’évaluation doit permettre d’identifier des difficultés que rencontre l’élève mais également de cerner ses points forts et points faibles. Partant de cet état des lieux, l’enseignant doit pouvoir élaborer un parcours différencié pour un maximum d’élèves en tenant compte tout autant des points forts que des points faibles pour l’aider dans son cheminement et l’armer et le préparer pour son futur. Je vais dire un gros mot mais on parle bel et bien du marché du travail et d’une future vie professionnelle. Et oui, si on pouvait lui éviter d’être au chômage ça serait pas mal.

Pour l’élève, son évaluation doit être tout aussi lisible. « Je sais faire ça, je ne sais pas encore faire ça, je n’ai pas compris ceci » etc…

ET C’EST COMME CA QU’ON SE REPERE !!! Pas en se disant « Mince, Kévin il a eu 17 et moi juste 10 ». La note seule et sèche (même accompagnée d’un vague commentaire d’une ligne ou 2) ne donne aucune indication à l’élève sur l’état de ses acquis.

« Oui mais la note ça lui permet de se situer »
Part rapport à qui, à quoi ? Connaître les notes de ses camarades va-t-il aider l’élève à avoir des indications précises sur ses acquis ? Sur les points à travailler ?
« Oui mais pour ça on mets des commentaires. »
Alors à quoi sert la note ??? L’objectif est-il de faire monter un chiffre ou d’apprendre à faire/comprendre/mémoriser des choses ?

L’élève à besoin de repères clairs comme « Je sais (ou je ne sais pas encore) conjuguer des verbes du premier groupe au présent ». Des repères et une motivation réelle pour avancer (pour cela on doit tenir compte de ses goûts également).

La qualité d’un cuisinier on peut la juger sur (la motivation étant : bien manger) :
– la tenue de son restaurant
– la qualité de ses plats
– leur présentation, cuisson etc…

Bon, on est d’accord ? On se dit pas tiens, je lui mettrai bien 15/20 à ce resto. Enfin si on peut, mais ça reste subjectif, c’est à la louche, du commentaire Amazon quoi. Genre j’ai mis une étoile parce que le paquet est arrivé 3 jours trop tard…

Il faut aussi se poser la question de « Qu’est-ce que j’évalue ? ». C’est véridique, j’ai des amis dont les enfants perdent des points sur une copie de maths parce qu’elle contient des erreurs d’orthographe !!! Ca me fait bondir !

Je ne dis pas qu’il ne faut pas que les élèves prêtent attention à leur syntaxe dans les autres matières. Mais pour mélanger les compétences de plusieurs champs disciplinaires, il y a les tâches complexes… Là on peut faire du français, des maths, des sciences mais il faut impérativement que les objectifs soient clairs dès le départ pour le prof ET pour l’élèves. Ce n’est pas parce que le prof connait sur les bout des doigts ses objectifs de séances que l’élève les connait aussi. Il a besoin de savoir ce qui est attendu de lui.

Ce dont on a besoin pour évaluer c’est de trouver des critères objectifs, des preuves irréfutables que l’élève sait ou ne sait pas faire quelque chose. Dans un seul et unique objectif : l’aider. L’aider à quoi ? Et bien l’aider à progresser. Pas l’aider à être comme on aimerait qu’il soit, l’aider à être au mieux de ses capacités en respectant sa personnalité.

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Créer et déployer des ressources numériques sur tous types d’appareils et toutes plateformes avec Evernote

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Je lisais l’autre jour un tweet qui expliquait qu’avec le numérique, les enseignants allaient pouvoir créer leur ressources… Ça m’a fait bondir. Le sous entendu c’était que derrière, avec les enseignants allaient pouvoir créer leurs propres manuels numériques avec les nouveaux outils.

Bon, le premier truc qui m’est venu à l’esprit c’est quand même ça : vous avez une idée du temps et de la somme de travail que ça prend de faire un manuel ? Numérique ou pas.

Et puis le livre numérique c’est un concept qui m’échappe un peu quand même.

Je vois 2 types de livres numériques :
Le premier c’est un fichier ePub standard, bref du texte et des chapitres. C’est très pratiques quand il s’agit d’emmener plein de bouquins dans sa tablette ou sa liseuse. De ce côté là c’est vraiment extra, surtout que les liseuses, ce n’est vraiment pas cher, ça a une autonomie vraiment très bonne, bref, j’utilise et j’aime beaucoup. Mais là on parle de livres, pas de manuels.

L’autre type c’est le livre interactif, à la manière de ceux que l’on peut créer avec iBooks Author. C’est chouette aussi, on peut insérer des widgets, des images, des animations. Mais j’ai quand même l’impression qu’avec ce format on essaye de réinventer la roue.

Vidéo, images, animations, textes… Pour moi le conteneur numérique le plus simple et le plus logique pour avoir tout ça… C’est quand même la page web.

Surtout que la page internet quel que soit notre matériel, même le plus obsolète, on peut y avoir accès. Alors je ne parle pas d’une page web avec du code et tout hein (j’en suis incapable). Mais l’exemple qui me vient tout de suite à l’esprit c’est la note partagée Evernote. Un lien qui cree une page web toute bête contenant n’importe quel type de ressource (lien, vidéo, PDF) mettre exemple de leçon numérique. Ça ne demande aucune compétence technique de mise en ligne et je trouve que c’est tout aussi efficace.

Alors je vous montre tout de suite comment ça marche !

 

Création de la ressource (ou plutôt agrégation des contenus désirés)
 

D’abord on commence par créer une note (voilà ma note en question) dans Evernote (version Web, ou PC/Mac pour ajouter plusieurs pièces jointes. Ensuite par simple glissé déposé, vous ajoutez vos ressources (ici j’ai ajouté 1 document Word, un PowerPoint et du PDF).

Vous voulez ajoutez des vidéos ? Votre bonheur existe déjà sûrement sur Youtube ou Vimeo, il suffit dans ce cas d’ajouter un lien.

Besoin que les élèves téléchargent une application ? Même principe, ajoutez simplement le lien.
 

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Partager les ressources

 

On clique sur le bouton « partager » puis « copier le lien public ».

 

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Il ne vous reste plus qu’à partager ce lien mais MON DIEU QU’IL EST LONG !!!! Impossible pour les élèves de le taper correctement dans la barre d’adresse !!!

 

Ahah, rassurez vous, il y a 2 possibilités super simples !
Pour les PC et Mac : La première c’est le raccourcisseur d’URL. vous rentrez votre adresse à rallonge et il vous sort ça : lc.cx/BwU. Une adresse très courte à taper dans le navigateur de votre choix.

 

Pour les tablettes : Le deuxième, c’est de générer un QR code que vous afficherez et que vos élèves scanneront. Voici un tuto pour ça.

 

Tadaaaam ! Vous avez déployé tout un lot de ressources à tous vos élèves sans vous prendre la tête à synchroniser quoi que ce soit.

 

Conclusion

 

Alors oui, le manuel numérique c’est beau et puis ça fait écho à notre culture papier. Mais le numérique c’est quand même plus qu’une vague augmentation du réel. C’est une culture à part. Vouloir faire un support qui ressemble au livre mais qui serait numérique… Je ne comprends pas vraiment. Est ce pour se rassurer ?

 

Je vois venir les trolls par contre « oui mais le livre papier !!!! »
On est d’accord, le livre papier reste INDISPENSABLE et je ne parle pas de le remplacer. Il faut des ressources papier ET des ressources numériques. Par contre l’allègement du poids des cartable c’est un vrai enjeu. Pour le coup, des liseuses seraient les bienvenues (mais là c’est le catalogue proposé par les éditeurs qui pose problème).

 

En attendant, maintenant vous pouvez déployer tout ce que vous voulez sur n’importe quel outil numérique, de n’importe quelle marque, de n’importe quelle forme, avec n’importe quel système d’exploitation !

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En vrac #2 : des ateliers et des projets

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Réalisation d’un #photoproblème : manipulation de quantités dans un objectif de communication et d’échange.

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Réalisation d’une capsule après la structuration des idées sur un storyboard.

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La mort des salles informatiques : pour le numérique intégré à la classe, pas omniprésent mais disponible quand il représente une plus value dans les apprentissages.

Et tout ce petit monde au boulot !

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Non je n’envoie pas de SMS, je travaille…

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Pas de vidéo cette semaine, mais une petite réflexion, ou une astuce. Vous le verrez comme vous voudrez.

Souvent dans mes séances, je rencontre un léger inconfort (léger hein). Je vous explique. Quand je mène une séance je projète souvent un support avec ma tablette. Or, mes fiches de prep sont aussi sur la dite tablette.

Du coup j’ai 2 options :
– soit il s’agit d’une séance que j’ai bien en tête et le support me suffit à la mener.
– soit j’ai besoin de jeter quelques coups d’œil à la fiche et dans ce cas, j’envoie le support sur une tablette élève que je projète ensuite et je suis mon déroulé sur ma tablette perso.

Rien de bien dérangeant me direz vous. N’empêche l’autre jour j’ai eu une idée et je me suis dit « Mais pourquoi je n’y ai pas pensé avant ? »

L’outil qui allait m’aider était dans ma poche.

Mes fiches je les stocke sur dans le Cloud (en l’occurence sur Evernote). Or mon smartphone est connecté à mon compte. J’ai donc décidé de l’utiliser… Pour travailler. Et ça marche nickel ! Un petit zoom sur la carte mentale et hop, je sais ou j’en suis.

Je ne dis pas qu’il faut acheter un smartphone pour bosser hein, loin de là. Mais il est là, il répond à un besoin, il me simplifie la tâche alors pourquoi se priver de l’utiliser ? Le smartphone a une image plutôt négative dans le monde du travail. Il est synonyme de glandouille, de temps perdu. C’est quand même dommage quand on sait que la plupart de ces machines sont plus puissantes que les super calculateurs qui ont envoyé l’homme sur la Lune… Et que tout ça tient dans la poche (cette idée me fascine je l’avoue).

Et puis je me dis que même si on n’a pas tous des tablettes, et qu’on est loin de mes considérations techniques (je suis conscient d’être privilégié question équipement dans ma classe), bah le smartphone quand même, ça peut être un super outil pour le prof (cf la vidéo sur le scan de documents avec Evernote, ça marche très bien avec un smartphone). Le petit calepin 2.0 en quelque sorte.
Alors si vous me voyez avec mon téléphone en classe, non je n’envoie pas de SMS, je travaille. ;-)

PS. Plus de 4000 vues de la vidéo sur les tablettes à l’école  (Youtube, Vimeo et Facebook confondus) au moment ou j’écris cet article. Un immense merci à tous pour le partage et l’accueil chaleureux que vous avez fait à mes vidéos.

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[Vidéo] Pourquoi, mais pourquoi des tablettes à l’école ?

Je ne pensais pas faire une nouvelle vidéo, ce n’était pas le but de départ mais bon… Mais avec l’actu du moment sur des tablettes et tout ce que j’ai pu en lire, je n’ai pas eu à chercher les idées bien loin… Et puis c’était, encore une fois, très drôle à réaliser.

Alors voilà ! Bon visionnage !

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[Vidéo] Les idées reçues sur le numérique à l’école

Parce qu’en ce moment j’aime essayer des trucs j’ai voulu passer un petit message numérique à la manière de Norman ou Cyprien, les célèbres Youtubeurs. Loin de moi l’idée de me lancer dans une carrière similaire, je n’ai pas le 1000ème de leur talent et puis ce n’est pas du tout l’objectif de cette vidéo. C’était juste histoire de passer un message de façon fun (et puis j’avais envie de m’amuser).

J’espère que vous prendrez autant de plaisir à regarder la vidéo que moi j’en ai eu à la faire.

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En vrac #1 : quelques moments de classe

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Du numérique et du traditionnel (VPI, tablette, feutres et tableau).

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Les affichages de classe augmentés de QR codes sous forme de carte mentale.

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Le scan de codes pour réviser

Le premier webdocumentaire scientifique de l’année.

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Pourquoi j’utilise une tablette en classe (en tant que petit prof)

Voici une petite vidéo pour présenter mon usage de la tablette (pour le prof) en classe.

MàJ : suite à vos conseils bienveillants j’ai fait quelques modifications sur la vidéo. Merci !

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Un tuto pour scanner des documents avec Evernote (nouvelle formule)

Et bien voilà, je m’ennuyais un peu à faire des tutos en capture d’écran, alors j’ai sorti la GoPro et je tente une nouvelle formule. N’hésitez pas à me donner votre avis c’est un essai. ;-)

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Pour être un prof sans papier !

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A-t-on vraiment besoin de papiers, cahiers et autres feuilles pour organiser son travail d’enseignant ? C’est la question que je me pose depuis plusieurs années. Je crois avoir une partie de la réponse et je vais vous l’exposer dans cet article.

Voilà maintenant plusieurs années que je dis souvent que mon cartable, c’est ma tablette. Chez moi vous ne trouverez pas d’étagères remplies de classeurs et autres supports papier pour une raison simple : je n’en ai pas, et ne ressens pas le besoin d’en avoir.

Ce n’est pas pour autant que je n’ai pas de ressources à portée de main, mais s’il y a un truc que je déteste c’est fouiller dans des papiers. J’ai l’impression de perdre du temps. Lire la suite

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Pourquoi je quitte le programme de formateur « Apple Professional Development »

Vous le savez peut-être, il y a  2 ans j’ai obtenu une certification pour effectuer des formations sur l’iPad dans l’éducation auprès d’Apple. Ce fut une belle aventure. J’ai appris plein de choses, rencontré beaucoup de collègues passionnés et passionnants mais voilà… Je pense qu’il est temps de passer à autre chose et en voici les raisons. Lire la suite

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« Bon mais, concrètement, ça marche comment ta classe ? »

Voilà une phrase que j’entends souvent, et je comprends bien pourquoi.

Sur le blog je vous parle de plein de petites choses. Séparément elles ne permettent pas toujours d’appréhender l’intégralité du dispositif (mélange de pédagogie institutionnelle et de numérique) en place qui est plutôt complexe.

Je me suis donc dit que j’allais essayer de vous faire un descriptif d’une semaine type dans ma classe.

Avant tout, il faut avoir quelques documents de référence pour bien comprendre comment tout s’emboite.

D’abord, l’emploi du temps.

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Ensuite le plan de travail hebdomadaire.

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Enfin, un exemple de référentiel de ceintures de compétences pour les élèves.

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Les élèves disposent de 2 porte-vues.

Le premier contient les référentiels ceintures de tous les domaines en français et en maths (avec des items du CP au CM2). Ce référentiel suivra dans les futures classes puisque nous nous sommes mis d’accord avec les collègues de l’école pour que ce document servent d’outil de suivi tout au long de l’élémentaire (et ça c’est gé-nial !)

Le deuxième porte vue est un sorte de portfolio avec les PDT de chaque semaine et les fiches de progrès associées. Là où le premier permet d’avoir une vue globale des acquis tout au long de la scolarité, le deuxième permet d’avoir un détail très exhaustif du travail effectué chaque semaine et sert de support pour élaborer des plans de remédiation. Il est vidé à chaque période et archivé dans le dossier personnel de l’élève.

Maintenant c’est parti ! Et on va commencer… par la fin…

Vendredi 13h45 : le brainstorming

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Et oui, une nouvelle semaine qui démarre, ça se prépare. Et on fait ça le vendredi en début d’après midi. Cela prend environ 45 minutes. Les élèves doivent remplir un plan de travail vierge comme montré plus haut. La tâche consiste à aller chercher dans le référentiel ceintures des items que les élèves pensent pouvoir valider. Je demande un minimum de 5 items. Je n’impose rien quand au choix des disciplines travaillées. Un élève peut, par exemple, prendre 4 items de maths et une poésie. Ou 2 items de français, 2 de maths et une capsule… Il est également possible de rajouter des items en cours de semaine si l’élève le souhaite.

De toutes façon tout se régule tout seul. Un élève pourra par exemple, se sentir à l’aise en maths et vouloir n’essayer de valider que ce type d’items au départ. Sauf qu’à un moment, il sera sûrement « coincé » par des notions trop avancées. Il se rabattra alors sur ce qu’il avait délaissé au départ. Mais comme les premières ceintures sont peu complexes, il démarrera en douceur.

Cette caractéristique du dispositif permet vraiment de valoriser des compétences (on sait tous faire quelque chose) et de permettre en entrée sereine dans un système d’évaluation complexe.

Un autre point vraiment important (indispensable même) du PDT, c’est le degré d’autonomie.

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L’autonomie, j’en parle dans cet article. Pour remplir le PDT, il est indispensable que chacun soit conscient de son degré d’autonomie. En effet, tous mes élèves ne sont pas capables d’identifier eux-mêmes leurs acquis et d’avoir un regard critique sur leurs connaissances (et c’est bien normal à 7 ans !). Un de mes objectifs, au travers du dispositif, est de les aider à acquérir ce regard et de prendre de la distance par rapport à leurs savoirs.

Tout le monde commence au degré zéro, puis des profils se dessinent. Actuellement j’ai beaucoup de degrés 2 et 3. Peu de degrés 0 et quelques degrés 4, ce qui est, à mon sens un franche réussite en seulement 7 semaines. Les élèves s’entraident beaucoup.

A ces items, les élèves rajoutent leurs dictées (chacun avance à son rythme, j’y reviendrai dans un autre billet) et la lecture suivie qui, elle, n’est pas ou peu différenciée (on peut pas tout faire hein).

Ouffff, on est prêt pour partir en week-end ! Le PDT, ce sont aussi les devoirs. Ils sont facultatifs. Les items, dictées, poésies etc. peuvent être revus à la maison ou à l’école indifféremment.

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Le lundi 9h15 : au boulot !

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A partir du lundi, les élèves doivent remplir leur contrat. Il faut donc repérer les items qu’on a inscrits dans son PDT le vendredi, aller les imprimer (lorsqu’il s’agit de fiches, ce qui n’est pas toujours le cas) et réaliser la tâche demandée. Ces tâches peuvent être réalisées comme indiqué dans l’emploi du temps sur des plages de travail personnel (vous vous rappelez ? les docs importants en début d’article ?) ou à un moment où l’élève à terminé son travail.

Ah oui parce que, je ne suis pas Superman (je vous déçois là hein ?). Comme tous les instits, j’ai une programmation annuelle, périodique et un cahier journal. Et j’essaie de m’y tenir. Par exemple, en semaine 4, j’ai abordé la forme négative avec TOUS mes CE1, quel que soit l’avancement de leurs ceintures. D’ailleurs, comme je fonctionne en double niveau, quand j’aborde une notion avec un des niveau, l’autre est souvent en « travail personnel » et ça me libère pour être avec le groupe qui a besoin de moi. Bon par contre ce n’est pas une règle de fonctionnement général. Souvent je fonctionne en ateliers. Mais quasiment jamais avec le groupe classe entier.

L’évaluation, ici, est décrochée des séquences d’apprentissage. Certains s’évalueront en suivant d’une séquence, pour d’autres ça sera plus tard. Le gros plus de ce fonctionnement c’est qu’on attend que l’élève soit « mûr » pour valider un item. Par exemple, il me parait compliqué de demander à un élève de valider un item comme « repérer le sujet d’un verbe » si « repérer un verbe n’est pas acquis ». Logique non ?

Le dispositif permet aussi de vérifier que les notions sont fixées dans le temps puisque les évaluations sont souvent réalisées à froid.

Donc pour en revenir à mes #Bisounours, quand ils ont fait leur fiche, ils me la déposent dans le « bac à correction ». Je corrige, et je rends. S’en suit ensuite une petite gymnastique intellectuelle.

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Chaque élève doit :

- observer si son travail est validé (code vert, orange, rouge)

- reporter le codage dans son PDT de la semaine

- reporter le codage dans son référentiel de ceintures

Si tout un corpus d’items est validé, on obtient une ceinture (cf le référentiel). L’élève doit alors :

- Indiquer sur sa fiche bilan qu’il a obtenu cette ceinture et inscrire le domaine dans lequel il a obtenu la ceinture

- Poser une gommette de la couleur de sa ceinture dans le tableau affiché en classe (qui répertorie toutes les ceintures de tous les élèves dans tous les champs disciplinaire).

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Cette gymnastique a lieu une fois par jour environ. Elle prend une dizaine de minutes une fois rodée.

Je précise qu’en cas de non validation d’un item, l’élève ne peut pas tenter de deuxième essai la même semaine. Il doit obligatoirement y avoir une remédiation.

Vendredi 11h15 : le bilan

C’est vendredi, fin de matinée. On fait le bilan.

Chaque élève remplit la partie du bas du PDT. A savoir, si on a remplit le contrat (fait plus ou fait moins) et son avis sur son travail. (Au passage, on fait un point pour vérifier que tout a été reporté dans le référentiel des ceintures). Le maître donne également son avis et modifie au besoin les degrés d’autonomie, donne des conseils, aiguille, remonte le bretelles. 

Ensuite, direction la cantine et… en début d’après-midi c’est reparti pour un tour !

Alors ? Vous y voyez plus clair ?

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Remplacer une illusion de contrôle par une observation fine et réfléchie

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Cela va faire plusieurs années que je fais un gros travail sur moi en classe, sur ma posture, sur mon rôle dans la classe. Souvent lors d’un séance, je me pose à la question « A quoi faut-il que je serve ? ». Pas dans le sens ou je me sens inutile non. Mais nous disposons de si peu de temps à consacrer à chaque élève que je me pose régulièrement le souci de la rentabilité de mes actions. Lire la suite

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La prise en main de la tablette par les élèves en début d’année

J’ai quelques articles de fond très sérieux dans les tuyaux, mais aujourd’hui c’est vendredi, j’ai envie d’être plus léger.

Comme je le disais dans un article précédent, j’ai cette année, 22 bisounours tous neufs en classe. D’habitude je garde certains de mes CE1 en CE2. Cette année, ce n’est pas le cas. Aucun n’a vraiment manipulé la tablette dans un objectif de production. Il y a donc un apprentissage technique obligatoire en début d’année.

Et quoi de mieux que l’app qui tue « Adobe Voice » (gratuite).

Je suis parti du principe de l’usage en poésie de l’année dernière mais simplifié.

La consigne : « Recopier au clavier la poésie apprise et enregistrer la voix par dessus. Si on a assez de temps, on illustre avec une photo. »

Les objectifs :

- se familiariser avec le clavier

- comprendre le fonctionnement d’une app simple

- prendre et utiliser des photos.

Ce fut tellement ludique que mes élèves ne voulaient pas aller en récréation !

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Le numérique à l’école… A la radio !

J’étais invité pour l’émission du 12/14 sur Sud Radio aujourd’hui.

Je vous laisse réécouter l’émission ici.

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Du jus de carottes et des élèves…

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Alors je m’excuse par avance auprès des scientifiques et autres connaisseurs qui liront cet article pour les approximations. Je vais vous parler d’un vieux souvenir de collège qui m’est revenu il y a peu. 

Il s’agit en fait d’une expérience dont j’ai oublié le but, mais vous allez comprendre la métaphore bientôt. Notre enseignant nous avait, à l’époque, demandé de tremper un papier filtre dans un jus de carotte si je me rappelle bien. Nous avions alors observé que, par capillarité, les divers composants du jus avaient « grimpé » le long du papier. Chacun s’était néanmoins séparé, et était monté à diverses hauteurs, ce qui nous avait alors permis de les dissocier pour mieux les observer.

Mais pourquoi il nous raconte tout ça ???

J’y viens. J’ai démarré le nouveau système de plan de travail couplé aux ceintures de compétences depuis la rentrée, et j’ai l’impression que ce dispositif agit comme le papier filtre, en imaginant que ma classe est… Le jus de carotte.

Les élèves se sont emparés du dispositif à divers niveaux. Certains ont totalement adopté le fonctionnement et, malgré leur jeune âge, se lancent déjà dans des tâches autonomes, voir s’ auto diagnostiquent. D’autres au contraire n’intègrent pas encore ce fonctionnement (ce qui paraît plutôt normal, au vu de sa complexité et du peu de temps qu’ils ont eu pour se familiariser avec). 

Grâce aux outils de suivis que j’ai mis en place, je peux d’ores et déjà avoir un regard sur mon jus de carotte et identifier divers composants, tous essentiels à la cohérence du jus, malgré leurs différences. Je peux donc identifier des profils d’élèves et adapter le système à leur besoins, dans l’objectif de les rendre plus acteurs de leurs apprentissages.

Je peux donner plus de responsabilité et plus de « a manger » à ceux qui ont intégré le système. Ce faisant je peux passer plus de temps avec ceux qui ont besoin d’un accompagnement plus poussé. Plus les élèves deviennent autonomes, plus les groupes de besoin se restreignent et plus je suis efficace et précis avec eux.

Je pense vraiment que les degrés d’autonomies du plan de travail sont un élément clé dans la mise en place d’un dispositif de ce genre. La rentrée c’était il y a 2 semaines. Je suis littéralement scotché par ce que certains arrivent à faire mais pas du tout alarmé par les autres. Après tout ce dispositif à pour vocation de respecter le rythme de chacun, il ne faut pas vouloir que tous le maîtrisent en même temps.

Il y a quand même des limites à la métaphore. En effet, les composants du jus, dans l’expérience, étaient immuablement limités en hauteur par leur composition chimique. Je compte sur le fonctionnement de classe pour être le catalyseur qui permettra à ma classe d’être une vraie classe et non pas un vulgaire jus de carottes.

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Le numérique : c’est parti !

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Et voilà c’est parti ! Les cartes mentales créées par les élèves, les QR codes qui renvoient vers la vidéo d’explication de la notion ! Ca prend forme !

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Rentrée et béquille numérique

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Bon je l’avais promis sur Twitter. Alors je vous raconte un peu ma rentrée. Bien sûr, le numérique y avait sa place. Cette année je n’ai gardé aucun élève de l’an passé dans mon CE1 CE2. Ce sont donc des élèves « tous neufs » qui ont découvert leur classe cette semaine. Des profils très différents, mais énormément de curiosité et d’envie d’apprendre. Je sens qu’on va pouvoir se lancer dans des projets sympas. Lire la suite

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Pour des devoirs facultatifs

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Ah les devoirs… Grande histoire… En tant qu’enseignant on nous reproche toujours d’en donner trop ou bien pas assez. Alors quelle place pour les « devoirs » dans mon fonctionnement ?

Je pense avoir trouvé une parade pour contenter tout le monde tout en gardant mes principes pédagogiques intacts.  Lire la suite

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