Dans mon école il y a…

En me basant (encore) sur les travaux d’Alexandre Acou, j’ai lancé cette semaine une séquence d’arts visuels assez sympa.

À l’école, on pratique très souvent le dessin, la peinture, un peu moins souvent la sculpture, mais très rarement la photographie. 

Mon objectif était de faire représenter en photographie un élément ou un endroit de l’école que les élèves aiment. Dans le palier 3 du socle commun, on est sur l’item « Connaitre et pratiquer diverses formes d’expression à visée artistique ».

Les élèves avaient donc carte blanche pour se déplacer dans l’école (un à la fois) avec un iPad pour prendre le cliché souhaité. Pour ajouter à la création et permettre aux enfants de personnaliser et de juger de l’esthétisme de leur photo, nous les avons prises avec la célèbre application « Instagram » (gratuite) qui permet de façon assez simple d’obtenir des clichés « vintage » esthétiquement intéressants.

La photo devait ensuite être légendée comme ce ceci : « Dans mon école il y a … » et l’élève, dans un souci de classement, devait terminer son tweet par le hashtag #dansmonecole.

Il y avait aussi une envie de montrer l’école sous un jour un peu plus poétique que celui de simples locaux communaux. J’avoue beaucoup aimer le rendu des productions des élèves. On voit bien toute la naïveté de leur vison de leur environnement. On voit l’école à travers leurs yeux (avec un peu de nostalgie ?).

La séquence se déroule encore sur toute la semaine. Je vous laisse juger du résultat.

15 Commentaires

Classé dans Applications (tablette, ordinateur), Culture humaniste, Tablette à l'école primaire

15 réponses à “Dans mon école il y a…

  1. Idée très sympa! Je risque de la piquer… ;-)

  2. sonia

    comment l’exploites-tu ensuite ??

  3. Géniale idée surtout que cette année ce sont les 140 de notre école, qu’avec une autre classe nous allons créer un journal d’école et parler de l’école autrefois … ça peut entrer dans notre projet !

  4. Pourquoi Instagram ? Pourquoi donner à des élèves qui n’ont aucun lien culturel avec la photo argentique des années 70/80 (suis-je dans le vrai ? les photos de leur naissance sont toutes numériques, n’est-ce pas ?) un outil qui uniformise la photo selon des canons issus de notre fausse nostalgie ? Pourquoi ne pas travailler à l’aide du cadrage, du regard, de la vraie couleur ? Instagram, c’est l’uniformisation des images et du regard, le vrai faux élevé au rang d’esthétique normative, la perception du « beau » selon des codes qui n’obéissent qu’à une mode – espérons le passagère.

  5. Ou carrément, faites du sténopé ! C’est pas si compliqué à mettre en œuvre, vous ferez de jolies images en papier, pleines de vrais défauts, vous toucherez à la magie de la physique et de la chimie, vous aurez une relation au temps (de pause, de développement…)

    • Bonsoir Julien. N’étant pas moi même un professionnel (ni même un passionné) de photographie, je me verrais mal expliquer toutes ces nuances aux élèves. Néanmoins j’essaie de les sensibiliser à tous les arts, à mon humble niveau et dans le cadre de ce qui est attendu à l’école primaire. De plus, n’oublie pas que je travaille avec des enfants de 7 ans et que beaucoup de ces notions que tu cites leur sont difficiles d’accès (physique chimie, ce n’est pas pour tout de suite).

      Il s’agit ici de leur permettre de produire quelque chose qu’ils jugent beau et d’appréhender (de très loin) le fait qu’on puisse détourner ou travailler une image. Au delà de ça nous allons mettre en lien ces images avec des clichés de l’école d’autrefois. C’était manière de faire un petit clin d’oeil et de créer ce lien avec la photo ancienne dont tu parles (aborder le fait qu’on n’a pas toujours pris de photos avec des appareils numériques).

      Je sais qu’Instagram fait bondir les passionnés et professionnels de la photo, parce que tout un chacun peut y produire un résultat "correct" (je n’ai pas dis professionnel) et que comme tu le dis, il y a une certaine uniformisation de ce fait. Mais là nous sommes vraiment à des kilomètres de ces considérations d’experts. Nous travaillons sur les programmes de l’école primaire au cycle 2 et essayons, à notre niveau de produire des choses intéressantes.

      Enfin, pour une fois qu’on aborde la photo à l’école primaire, ce qui est assez rare, je trouve dommage une telle réaction.

      • Longtemps après.
        Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Je suis ravi que la photo soit abordée à l’école primaire. Que l’instit’ soit à l’initiative et le prenne en charge est aussi une bonne chose (bravo !). Ce qui me pose question est l’utilisation d’un outil producteur de stéréotype. Un iPad est muni d’un appareil photo « normal », n’est-ce pas ? Pourquoi ne pas l’utiliser ? La faible qualité de ses prises de vue (contrastes, couleurs, définition) oblige à chercher des moyens de contourner la limitation. Ça me paraît plus intéressant de trouver une posture de « hacking » (gros mot, prononcé ici – j’y reviens) que de se satisfaire de solutions plastiquement agréables mais stéréotypées.
        Le hacking. Il s’agit pour moi d’un mode de relation au réel qui permet de prendre ce qui est, avec ses faiblesses, ses limites, ses usages prédéfinis et de le regarder de manière créative. Dans le cas de l’appareil photo de l’iPad, on peut expérimenter ses limites et chercher comment produire des images intéressantes. Ça oblige à regarder attentivement l’image produite par défaut, à comprendre : qu’on ne voit pas bien, que les couleurs sont moches, les contrastes mauvais, etc. Ça permet de trouver des solutions pour contourner les problèmes, chercher des cadrages, des lumières. Ok, on peut sans doute aussi faire la même chose avec Instagram.
        Quand je parle de physique/chimie, c’est vite dit. Je ne suis pas instituteur et n’ai pas beaucoup d’expérience d’activités pédagogiques en école primaire. Des choses à aller chercher du côté de la main à la pâte / Freinet ?
        Pour finir :
        > je trouve dommage une telle réaction.
        Il me semble que mon commentaire n’était pas si désobligeant. Un peu rapide ? Peut-être, mais c’est que je me sens très concerné par la relation outil/pédagogie. Vos expériences me paraissent fort intéressantes. Poursuivez-les.
        NB : à Orthez, image/image (@imageimatge), centre d’art dédié à la photo contemporaine propose de nombreuses activités de médiation à destination des scolaires autour des expositions des artistes invités.

  6. Bonsoir Julien,
    Tout d’abord désolé si ma réponse t’as parue abrupte. Ce n’était pas l’effet recherché.

    Je vais commencer par la fin. Je connais bien image/imatge puisque notre de classe de l’an passé était une classe "privilégiée" et que nous avons assisté à 3 expos grâce à ce dispositif.

    Pour le reste, j’avoue mes lacunes. Je suis désolé mais je ne comprends rien à ce que tu essaies de m’expliquer. N’étant pas du tout dans ce domaine, je suis navré mais je ne vois pas comment enseigner quelque chose que je ne comprends pas.

    Je pense qu’il faut laisser à des professionnels le soin d’enseigner ces notions dont tu parles, (par le biais de clubs photos pour enfants peut être ?) car je ne sais malheureusement pas le faire.

    Qui sait, un jour peut-être que je m’en sentirai capable. Chaque chose en son temps.

  7. Bonjour,
    Je viens de découvrir votre blog et je trouve vos activités géniales. En particulier "dans mon école, il y a". Seriez-vous intéressée par un échange avec l’institut Français d’Espagne en collaboran avec votre classe sur notre rubrique JEUNES NOMADES? Des enfants francophone échangent et partagent avec de jeunes apprenants de français sur leur vie, leur culture, leur langue, leur école … Nous serions heureux que vous participiez !

    http://voyagesenfrancais.fr/spip.php?rubrique353

    Bien à vous,

    Alix Creuzé

  8. Alaïce !

    @julien : Bonjour !

    Personnellement, je trouve l’initiative excellente… c’est vrai qu’Instagram amène une forme de nostalgie anachronique à ces images, mais en même temps les enfants sont actuellement très immergés dans cette esthétique. Donc quelque part, le lien un peu ambigu passé/présent entretenu par ces images n’est pas inintéressant. Ca pourrait permettre d’approcher une forme de sémantique de l’image : les filtres Instagram font à la fois référence à une esthétique très actuelle (et peut-être éphémère) proche de leur univers et à notre nostalgie… donc au passé.

    (Désolée de ce commentaire tardif mais je viens de connaître ce blog et j’ai bcp aimé cette démarche)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s