La technologie on s’en fout…

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Je raconte peu de choses en ce moment mais j’en lis par contre beaucoup. J’ai aussi relu pas mal de choses que j’ai pu écrire. Je digère.

Le titre de ce billet peut paraître contradictoire avec le thème du blog et pourtant c’est le sentiment que j’ai depuis un moment. Alors non je ne parle de renier l’usage des outils numériques dans mon quotidien, bien au contraire.

Pour moi changer l’école et la moderniser ne passera par les outils numériques que dans la mise en pratique quotidienne et dans l’acquisition de la culture du numérique pour les élèves. Mais il y a de gros chantiers à régler en parallèle. Des problèmes que le numérique ne pourra nous aider à solutionner à la seule condition qu’une démarche de réflexion des enseignants se mette en marche. Et notre cerveau d’enseignant n’est pas (encore) un outil numérique.

Je distingue plusieurs axes de travail que je vais essayer de suivre l’an prochaine

1. L’individualisation des apprentissages, le suivi objectif des acquis des élèves et la mise en place pour tous de parcours spécifiques et modulaires (projet ceintures) pour chaque élève de la classe.

2. Le tutorat, l’entraide, l’esprit d’équipe et la mise en place de projet de classe pour une cohésion de groupe grâce à des travaux collectifs et collaboratifs, mais aussi des conseils d’élèves que j’ai pu expérimenter en cette fin d’année (ça méritera un article).

3. Je l’expliquais dans un lointain article, ça fait 3 ans que la première chose que voient mes élèves le jour de la rentrée c’est le panneau : « On a le droit de se tromper. Je veux renforcer les démarches de recherche, expérimentales et la logique scientifique. Car c’est la meilleure démarche pour expliquer que l’erreur est une très bonne chose.

Tout ça c’est « hors numérique ».  Les outils technologiques vont nous apporter un confort pour travailler ces axes. Mais ce n’est pas à travers eux (ou finalement assez peu) qu’on pourra aborder la vraie culture numérique. Celle ci, se retrouvera plutôt dans des démarches telles que la  Twittclasse, les capsules d’élèves, le partage, l’identité numérique, la classe inversée et autres intégrations disciplinaires et transversales que je compte continuer à faire fonctionner au sein de ma classe.

Pour conclure, le numérique à une place très importante dans ma classe, mais tous mes visiteurs s’accordent à dire qu’il est quasi transparent tellement les élèves se sont approprié ces outils et cette culture. C’est finalement la partie la plus visible de l’iceberg, la partie bling bling.

Mais pour moi, le plus important c’est de permettre aux enfants de se construire. Je veux qu’ils soient capables de rêver, de se lancer dans des projets, peut être fous, mais de s’y lancer quand même, parce que eux y croient.

C’est donc sur la modularité des parcours, le travail en équipe et la démarche d’investigation que je vais mettre le paquet l’an prochain car ce sont pour moi les enjeux de la société de demain.

1 commentaire

Classé dans Education, Tablette à l'école primaire

Une réponse à “La technologie on s’en fout…

  1. C’est exactement ma vision : il ne devient un outil d’apprentissage qu’une fois qu’on peut oublier le côté technique. Et il y a un gros travail de préparation, de réglage, de paramétrage, d’adaptation à faire en amont pour cela. La formation et la prise en main aussi, mais pour les tablettes l’avantage c’est qu’elle est rapide.

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