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Pourquoi je quitte le programme de formateur « Apple Professional Development »

Vous le savez peut-être, il y a  2 ans j’ai obtenu une certification pour effectuer des formations sur l’iPad dans l’éducation auprès d’Apple. Ce fut une belle aventure. J’ai appris plein de choses, rencontré beaucoup de collègues passionnés et passionnants mais voilà… Je pense qu’il est temps de passer à autre chose et en voici les raisons.

1. Être associé à une marque
Je n’ai jamais été employé par Apple. Les APD sont leurs propres patrons. Néanmoins, l’étiquette est vite collée. Alors oui j’utilise leurs produits, mais c’est parce qu’ils me correspondent. Y a quand même eu des fois où j’ai eu l’impression d’être pris pour un VRP. C’est marrant, tout le monde se fout qu’une école choisisse Asus plutôt qu’HP, mais quand y a une pomme sur du matériel, on vient forcément vous chercher des noises. Moi ce que je veux c’est échanger et partager des pratiques. Et même si je ne vendais rien et qu’à chaque fois mon objectif était l’ouverture vers le numérique et le changement des mentalités, bah j’étais, malgré moi, catalogué. J’en arrive à penser que ce n’est donc pas la meilleure voie pour ce que je veux faire. 

2. Plus le temps
Là c’est tout simple : J’ai plein de choses à gérer, plein de projets pédagogiques qui me passionnent 100 fois plus que d’aller expliquer comment prendre une photo avec une tablette. ;-)

3. Des solutions pour l’éducation mais pas pour tous…
Vous l’aurez vu sur mon blog, je parle peu d’applications Apple pour l’éducation. Et pour cause : j’utilise personnellement (et énormément) iWork et iLife. Mais à part iMovie, depuis la rentrée, aucune app Apple n’est installée sur les tablettes de ma classe (et je pense que Adobe Premiere va la remplacer bientôt). 

J’ai besoin que mes élèves aient accès à du contenu quel que soit le matériel qu’ils ont chez eux. C’est pourquoi je me suis orienté vers des services et des dispositifs multiplateformes. ITunes U, iBooks Author… De superbes apps, efficaces et tout… Mais réservées à l’iPad quand mes élèves, ont des PC, des smartphones et j’en passe à disposition chez eux. 

Conclusion 

Qu’on soit d’accord, je continue de penser que du côté matériel, un iPad sur la durée, c’est un des meilleurs choix possibles pour une classe en matière d’équipement numérique. Je souris quand on parle d’obsolescence programmée, car j’ai encore des iPads de première génération (qui ont plus de 4 ans) qui remplissent leur office à merveille. Et je referais le même choix si c’était à refaire. Mais ce n’est pas du tout là mon propos. Ce n’est pas une question de marque. C’est une direction que je veux prendre. 

Mais si on veut faire entrer l’école dans l’ère du numérique, il faut privilégier des usages transposables partout. C’est cela que j’ai envie de transmettre. Pas juste les tablettes, mais le numérique au sens large au service de la pédagogie, au service des élèves. Je me sens donc trop à l’étroit dans ce statut. Je ne veux pas être monsieur iPad. C’est trop réducteur. Je veux parler évaluation positive, coopération, tâches complexes et projets pédagogiques. 

Donc voilà, vous pouvez m’enlever l’étiquette de la pomme, si vous me l’aviez collée ;-) 
Et au passage, petit message à Microsoft et Google éducation : pas la peine de tenter quoi que ce soit, la réponse sera la même.

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« Bon mais, concrètement, ça marche comment ta classe ? »

Voilà une phrase que j’entends souvent, et je comprends bien pourquoi.

Sur le blog je vous parle de plein de petites choses. Séparément elles ne permettent pas toujours d’appréhender l’intégralité du dispositif (mélange de pédagogie institutionnelle et de numérique) en place qui est plutôt complexe.

Je me suis donc dit que j’allais essayer de vous faire un descriptif d’une semaine type dans ma classe.

Avant tout, il faut avoir quelques documents de référence pour bien comprendre comment tout s’emboite.

D’abord, l’emploi du temps.

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Ensuite le plan de travail hebdomadaire.

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Enfin, un exemple de référentiel de ceintures de compétences pour les élèves.

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Les élèves disposent de 2 porte-vues.

Le premier contient les référentiels ceintures de tous les domaines en français et en maths (avec des items du CP au CM2). Ce référentiel suivra dans les futures classes puisque nous nous sommes mis d’accord avec les collègues de l’école pour que ce document servent d’outil de suivi tout au long de l’élémentaire (et ça c’est gé-nial !)

Le deuxième porte vue est un sorte de portfolio avec les PDT de chaque semaine et les fiches de progrès associées. Là où le premier permet d’avoir une vue globale des acquis tout au long de la scolarité, le deuxième permet d’avoir un détail très exhaustif du travail effectué chaque semaine et sert de support pour élaborer des plans de remédiation. Il est vidé à chaque période et archivé dans le dossier personnel de l’élève.

Maintenant c’est parti ! Et on va commencer… par la fin…

Vendredi 13h45 : le brainstorming

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Et oui, une nouvelle semaine qui démarre, ça se prépare. Et on fait ça le vendredi en début d’après midi. Cela prend environ 45 minutes. Les élèves doivent remplir un plan de travail vierge comme montré plus haut. La tâche consiste à aller chercher dans le référentiel ceintures des items que les élèves pensent pouvoir valider. Je demande un minimum de 5 items. Je n’impose rien quand au choix des disciplines travaillées. Un élève peut, par exemple, prendre 4 items de maths et une poésie. Ou 2 items de français, 2 de maths et une capsule… Il est également possible de rajouter des items en cours de semaine si l’élève le souhaite.

De toutes façon tout se régule tout seul. Un élève pourra par exemple, se sentir à l’aise en maths et vouloir n’essayer de valider que ce type d’items au départ. Sauf qu’à un moment, il sera sûrement « coincé » par des notions trop avancées. Il se rabattra alors sur ce qu’il avait délaissé au départ. Mais comme les premières ceintures sont peu complexes, il démarrera en douceur.

Cette caractéristique du dispositif permet vraiment de valoriser des compétences (on sait tous faire quelque chose) et de permettre en entrée sereine dans un système d’évaluation complexe.

Un autre point vraiment important (indispensable même) du PDT, c’est le degré d’autonomie.

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L’autonomie, j’en parle dans cet article. Pour remplir le PDT, il est indispensable que chacun soit conscient de son degré d’autonomie. En effet, tous mes élèves ne sont pas capables d’identifier eux-mêmes leurs acquis et d’avoir un regard critique sur leurs connaissances (et c’est bien normal à 7 ans !). Un de mes objectifs, au travers du dispositif, est de les aider à acquérir ce regard et de prendre de la distance par rapport à leurs savoirs.

Tout le monde commence au degré zéro, puis des profils se dessinent. Actuellement j’ai beaucoup de degrés 2 et 3. Peu de degrés 0 et quelques degrés 4, ce qui est, à mon sens un franche réussite en seulement 7 semaines. Les élèves s’entraident beaucoup.

A ces items, les élèves rajoutent leurs dictées (chacun avance à son rythme, j’y reviendrai dans un autre billet) et la lecture suivie qui, elle, n’est pas ou peu différenciée (on peut pas tout faire hein).

Ouffff, on est prêt pour partir en week-end ! Le PDT, ce sont aussi les devoirs. Ils sont facultatifs. Les items, dictées, poésies etc. peuvent être revus à la maison ou à l’école indifféremment.

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Le lundi 9h15 : au boulot !

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A partir du lundi, les élèves doivent remplir leur contrat. Il faut donc repérer les items qu’on a inscrits dans son PDT le vendredi, aller les imprimer (lorsqu’il s’agit de fiches, ce qui n’est pas toujours le cas) et réaliser la tâche demandée. Ces tâches peuvent être réalisées comme indiqué dans l’emploi du temps sur des plages de travail personnel (vous vous rappelez ? les docs importants en début d’article ?) ou à un moment où l’élève à terminé son travail.

Ah oui parce que, je ne suis pas Superman (je vous déçois là hein ?). Comme tous les instits, j’ai une programmation annuelle, périodique et un cahier journal. Et j’essaie de m’y tenir. Par exemple, en semaine 4, j’ai abordé la forme négative avec TOUS mes CE1, quel que soit l’avancement de leurs ceintures. D’ailleurs, comme je fonctionne en double niveau, quand j’aborde une notion avec un des niveau, l’autre est souvent en « travail personnel » et ça me libère pour être avec le groupe qui a besoin de moi. Bon par contre ce n’est pas une règle de fonctionnement général. Souvent je fonctionne en ateliers. Mais quasiment jamais avec le groupe classe entier.

L’évaluation, ici, est décrochée des séquences d’apprentissage. Certains s’évalueront en suivant d’une séquence, pour d’autres ça sera plus tard. Le gros plus de ce fonctionnement c’est qu’on attend que l’élève soit « mûr » pour valider un item. Par exemple, il me parait compliqué de demander à un élève de valider un item comme « repérer le sujet d’un verbe » si « repérer un verbe n’est pas acquis ». Logique non ?

Le dispositif permet aussi de vérifier que les notions sont fixées dans le temps puisque les évaluations sont souvent réalisées à froid.

Donc pour en revenir à mes #Bisounours, quand ils ont fait leur fiche, ils me la déposent dans le « bac à correction ». Je corrige, et je rends. S’en suit ensuite une petite gymnastique intellectuelle.

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Chaque élève doit :

- observer si son travail est validé (code vert, orange, rouge)

- reporter le codage dans son PDT de la semaine

- reporter le codage dans son référentiel de ceintures

Si tout un corpus d’items est validé, on obtient une ceinture (cf le référentiel). L’élève doit alors :

- Indiquer sur sa fiche bilan qu’il a obtenu cette ceinture et inscrire le domaine dans lequel il a obtenu la ceinture

- Poser une gommette de la couleur de sa ceinture dans le tableau affiché en classe (qui répertorie toutes les ceintures de tous les élèves dans tous les champs disciplinaire).

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Cette gymnastique a lieu une fois par jour environ. Elle prend une dizaine de minutes une fois rodée.

Je précise qu’en cas de non validation d’un item, l’élève ne peut pas tenter de deuxième essai la même semaine. Il doit obligatoirement y avoir une remédiation.

Vendredi 11h15 : le bilan

C’est vendredi, fin de matinée. On fait le bilan.

Chaque élève remplit la partie du bas du PDT. A savoir, si on a remplit le contrat (fait plus ou fait moins) et son avis sur son travail. (Au passage, on fait un point pour vérifier que tout a été reporté dans le référentiel des ceintures). Le maître donne également son avis et modifie au besoin les degrés d’autonomie, donne des conseils, aiguille, remonte le bretelles. 

Ensuite, direction la cantine et… en début d’après-midi c’est reparti pour un tour !

Alors ? Vous y voyez plus clair ?

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Remplacer une illusion de contrôle par une observation fine et réfléchie

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Cela va faire plusieurs années que je fais un gros travail sur moi en classe, sur ma posture, sur mon rôle dans la classe. Souvent lors d’un séance, je me pose à la question « A quoi faut-il que je serve ? ». Pas dans le sens ou je me sens inutile non. Mais nous disposons de si peu de temps à consacrer à chaque élève que je me pose régulièrement le souci de la rentabilité de mes actions.

Je me suis rendu compte depuis un bon moment, que, par mimétisme sûrement, ou bien à cause d’une image sociale du rôle de l’enseignant, que j’étais un vrai addict au contrôle.

J’ai pendant tout le début de ma carrière essayé de contrôler tout ce qui se passait dans ma classe, tout le temps. Je pense que c’était une grosse erreur (de débutant mais pas que).

Il y a environ 2 ans j’ai eu cette révélation. On ne PEUT pas contrôler en permanence tout ce qui se passe dans une classe. Quand bien même on le pourrait, cela réduirait à néant l’esprit d’initiative des élèves et l’individualisation et la différenciation serait impossibles. Attention je ne suis pas en train de dire qu’il faut laisser les élèves faire ce qui leur chante dans la classe hein.

Et croyez le ou pas, mais arriver à cette conclusion qui semble pourtant complètement évidente, bah ça soulage et ça permet d’envisager d’autres façons de faire.

Dans une journée de classe, je vais me fixer des objectifs avec certains élèves ou groupes d’élèves en particulier. Des élèves pour qui je sais que ma présence aura un vrai impact dans leurs apprentissages à un instant T. Je ne dis pas que je vois juste à chaque fois. Comme tout le monde il m’arrive de me tromper.

C’est donc là que je me suis rendu compte que l’abandon de cette illusion de contrôle nécessitait d’autres outils. Des outils d’observation. Des outils qui me permettent à n’importe quel moment d’avoir une vision sur l’ensemble des acquis et des difficultés de mes élèves.

Vous l’aurez compris, ces outils sont le plan de travail et les ceintures, mais aussi un affichage de classe sur l’état des ceintures pour chaque élève dans chaque domaine (cet affichage sert aussi pour le tutorat, l’entraide et la coopération, mais ça j’y reviendrai dans un prochain billet), et enfin des tableurs qui font à peu près la même chose que cet affichage mais pour moi cette fois ci. J’ai donc en permanence avec moi (merci la tablette et le Cloud) un état des lieux précis des acquis de mes élèves.

Au quotidien ça change la vie. J’en parlais dans un article précédent, rendre les élèves le plus autonomes possible me libère du temps pour réaliser mes objectifs chaque jour. Il ne s’agit pas uniquement d’aider des élèves en difficulté (même si c’est quand même ça en grande partie). Un de mes objectif pourra, par exemple, être d’aiguiller un élève avancé vers une notion que nous n’avons encore travaillé au moyen d’une capsules, de questionnaires, de fiches d’entraînement. Dans ce sens je peux dire que j’inverse un partie de ma classe.

Bref, arrêter de vouloir tout contrôler, c’est synonyme de sérénité, d’efficacité et de concentration pour moi. Ca passe par de la confiance donnée aux élèves, indispensable pour qu’il vous donne la leur.

A tester donc !

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La prise en main de la tablette par les élèves en début d’année

J’ai quelques articles de fond très sérieux dans les tuyaux, mais aujourd’hui c’est vendredi, j’ai envie d’être plus léger.

Comme je le disais dans un article précédent, j’ai cette année, 22 bisounours tous neufs en classe. D’habitude je garde certains de mes CE1 en CE2. Cette année, ce n’est pas le cas. Aucun n’a vraiment manipulé la tablette dans un objectif de production. Il y a donc un apprentissage technique obligatoire en début d’année.

Et quoi de mieux que l’app qui tue « Adobe Voice » (gratuite).

Je suis parti du principe de l’usage en poésie de l’année dernière mais simplifié.

La consigne : « Recopier au clavier la poésie apprise et enregistrer la voix par dessus. Si on a assez de temps, on illustre avec une photo. »

Les objectifs :

- se familiariser avec le clavier

- comprendre le fonctionnement d’une app simple

- prendre et utiliser des photos.

Ce fut tellement ludique que mes élèves ne voulaient pas aller en récréation !

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Le numérique à l’école… A la radio !

J’étais invité pour l’émission du 12/14 sur Sud Radio aujourd’hui.

Je vous laisse réécouter l’émission ici.

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Du jus de carottes et des élèves…

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Alors je m’excuse par avance auprès des scientifiques et autres connaisseurs qui liront cet article pour les approximations. Je vais vous parler d’un vieux souvenir de collège qui m’est revenu il y a peu. 

Il s’agit en fait d’une expérience dont j’ai oublié le but, mais vous allez comprendre la métaphore bientôt. Notre enseignant nous avait, à l’époque, demandé de tremper un papier filtre dans un jus de carotte si je me rappelle bien. Nous avions alors observé que, par capillarité, les divers composants du jus avaient « grimpé » le long du papier. Chacun s’était néanmoins séparé, et était monté à diverses hauteurs, ce qui nous avait alors permis de les dissocier pour mieux les observer.

Mais pourquoi il nous raconte tout ça ???

J’y viens. J’ai démarré le nouveau système de plan de travail couplé aux ceintures de compétences depuis la rentrée, et j’ai l’impression que ce dispositif agit comme le papier filtre, en imaginant que ma classe est… Le jus de carotte.

Les élèves se sont emparés du dispositif à divers niveaux. Certains ont totalement adopté le fonctionnement et, malgré leur jeune âge, se lancent déjà dans des tâches autonomes, voir s’ auto diagnostiquent. D’autres au contraire n’intègrent pas encore ce fonctionnement (ce qui paraît plutôt normal, au vu de sa complexité et du peu de temps qu’ils ont eu pour se familiariser avec). 

Grâce aux outils de suivis que j’ai mis en place, je peux d’ores et déjà avoir un regard sur mon jus de carotte et identifier divers composants, tous essentiels à la cohérence du jus, malgré leurs différences. Je peux donc identifier des profils d’élèves et adapter le système à leur besoins, dans l’objectif de les rendre plus acteurs de leurs apprentissages.

Je peux donner plus de responsabilité et plus de « a manger » à ceux qui ont intégré le système. Ce faisant je peux passer plus de temps avec ceux qui ont besoin d’un accompagnement plus poussé. Plus les élèves deviennent autonomes, plus les groupes de besoin se restreignent et plus je suis efficace et précis avec eux.

Je pense vraiment que les degrés d’autonomies du plan de travail sont un élément clé dans la mise en place d’un dispositif de ce genre. La rentrée c’était il y a 2 semaines. Je suis littéralement scotché par ce que certains arrivent à faire mais pas du tout alarmé par les autres. Après tout ce dispositif à pour vocation de respecter le rythme de chacun, il ne faut pas vouloir que tous le maîtrisent en même temps.

Il y a quand même des limites à la métaphore. En effet, les composants du jus, dans l’expérience, étaient immuablement limités en hauteur par leur composition chimique. Je compte sur le fonctionnement de classe pour être le catalyseur qui permettra à ma classe d’être une vraie classe et non pas un vulgaire jus de carottes.

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Le numérique : c’est parti !

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Et voilà c’est parti ! Les cartes mentales créées par les élèves, les QR codes qui renvoient vers la vidéo d’explication de la notion ! Ca prend forme !

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Rentrée et béquille numérique

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Bon je l’avais promis sur Twitter. Alors je vous raconte un peu ma rentrée. Bien sûr, le numérique y avait sa place. Cette année je n’ai gardé aucun élève de l’an passé dans mon CE1 CE2. Ce sont donc des élèves « tous neufs » qui ont découvert leur classe cette semaine. Des profils très différents, mais énormément de curiosité et d’envie d’apprendre. Je sens qu’on va pouvoir se lancer dans des projets sympas. Lire la suite

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Pour des devoirs facultatifs

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Ah les devoirs… Grande histoire… En tant qu’enseignant on nous reproche toujours d’en donner trop ou bien pas assez. Alors quelle place pour les « devoirs » dans mon fonctionnement ?

Je pense avoir trouvé une parade pour contenter tout le monde tout en gardant mes principes pédagogiques intacts.  Lire la suite

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Un espace numérique collaboratif pour la classe pour l’inversion, la différenciation et le partage…

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Cette année encore, j’utiliserai Evernote (gratuit) pour créer un espace numérique commun pour ma classe. En voici l’organisation. Lire la suite

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Classé dans Evernote en classe

Feuille de route, plan de travail, bon de commande : comment amener les élèves à baliser leur chemin dans les apprentissages ?

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Les ceintures de compétences, c’est bien. Mais encore faut il donner aux élèves les outils pour exploiter le dispositif correctement. Les ceintures constituent un référentiel. Mon objectif est d’aider les élèves à apprendre à organiser seuls leur travail grâce à un plan de travail hebdomadaire qui joue le rôle de feuille de route afin qu’il évolue facilement dans ce référentiel. Lire la suite

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Classé dans Plans de travail/ Évaluation autogérée

[MàJ 2014] Emploi du temps pour la semaine de 4 jours et demi

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Depuis la rentrée 2013, mon école est passée à la semaine de 4 jours et demi. L’an dernier, j’ai testé. Cette année, j’optimise !

Voici donc le fruit de mes travaux de cette semaine (version Word, Pages et PDF).

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Classé dans Matériel téléchargeable

Hétérogénéité et complémentarité des outils numériques

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Depuis quelques jours j’ai rangé mon iPad et je me livre à mes activités numériques favorites depuis une petite Nexus 7 sous Android Kit Kat.

Mais pourquoi donc ?
Tout simplement parce que j’en avais marre de « survoler » Android. J’ai voulu aller plus en profondeur dans ce système d’exploitation que je trouve de plus en plus pertinent. Je poursuis donc la logique du précédent billet « La technologie on s’en fout… » en essayant de trouver des usages qui ne seraient pas (ou le moins possible) tributaires d’un plateforme. Lire la suite

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Classé dans Education

L’évaluation positive : oui mais comment ?

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C’est le sujet du moment : l’évaluation positive. Ca tombe bien, il me semble que je la pratique depuis un moment, mais c’est l’occasion de s’attarder sur l’évaluation elle même, l’acte d’évaluer, son objectif etc… Lire la suite

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Classé dans Plans de travail/ Évaluation autogérée

La technologie on s’en fout…

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Je raconte peu de choses en ce moment mais j’en lis par contre beaucoup. J’ai aussi relu pas mal de choses que j’ai pu écrire. Je digère.

Le titre de ce billet peut paraître contradictoire avec le thème du blog et pourtant c’est le sentiment que j’ai depuis un moment. Alors non je ne parle de renier l’usage des outils numériques dans mon quotidien, bien au contraire. Lire la suite

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Classé dans Education, Tablette à l'école primaire

Démarrer avec l’iPad en classe : le choix des apps

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Si vous avez en projet de vous équiper d’iPads ou si vous venez de vous équiper, vous vous posez certainement la question des apps. Car là est bien le nerf de la guerre. La machine, finalement, on s’en fout, c’est ce qu’on peut faire avec qui compte.
Je me suis dit que j’allais donc faire une petite liste des indispensables. D’ailleurs, pas besoin d’en avoir des dizaines.  A mon sens, à l’école élémentaire, ces apps là suffisent à faire… Bah à peu près tout en fait.

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Classé dans Tablette à l'école primaire

Parce que ça fait plaisir…

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Hier est paru un très joli article dans le journal local (de mon Béarn natal) « La République des Pyrénées« . Ca parle école, tablette etc…

Un grand merci à eux pour ces gentils mots.

L’article en ligne.

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Classé dans Education, Tablette à l'école primaire

Les ceintures de compétences

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C’est dans les tuyaux depuis un moment, et c’est la suite logique de l’évolution de mon système d’évaluation autogérée : aujourd’hui je vous parle de ceintures de compétences.

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Quand ce sont les élèves qui vous expliquent comment réaliser une capsule…

 

Je crois que ça se passe de commentaire…

Cette capsule est réalisée par 2 élèves de CE2 en totale autonomie.

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Classé dans Tablette à l'école primaire

Interactions des élèves autour des tablettes numériques

Voici une intervention que j’ai faite lors de ce colloque en avril dernier.

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