Pourquoi les ceintures de compétences ne sont pas publiées

Capture d’écran 2015-06-27 à 10.44.43
Par défaut

Vous êtes de plus en plus nombreux à vous intéresser aux ceintures de compétences (ce dispositif imaginé par Fernand Oury et sa pédagogie institutionnelle). Et ça franchement je trouve ça génial car cela signifie que les enseignants s’intéressent à l’évaluation autrement et l’évaluation positive.

C’est donc légitime que régulièrement on me pose la question « Où est-ce que je peux les télécharger ? » Et là, souvent, pour ceux qui demandent c’est la déception. Vous ne les trouverez pas sur le site et je vous explique pourquoi.

Tout d’abord la version que j’utilise est une V1, elle comporte des approximations, quelques erreurs que je corrige au fur et à mesure, mais surtout c’est un premier jet. Les ceintures de compétences, ça se murit et j’estime que celles-ci, bien que suffisamment abouties pour être utilisées en classe, ne le sont pas suffisamment pour être publiées.

Ensuite, nous sommes une quinzaine à avoir bossé dessus, je pense qu’il serait assez compliqué de gérer un publication et le « qui a fait quoi ? » (parce que c’est quand même très important !!!).

Enfin, pour ma part, dans certains exercices, j’ai utilisé des ressources glannées sur le web et il serait totalement nul de les republier sous une autre bannière. Encore une fois respect du travail de chacun.

Ces ceintures sont donc prévues pour un usage personnel.

Mais j’y vois quand même des avantages pour le lecteur. Je pense que c’est très difficile de comprendre tous les enjeux du dispositif avec un produit clé en main et notre vision de la progression des ceintures n’est peut être pas partagée par tous. C’est pour ça que depuis un an j’essaie d’expliquer comment créer ses ceintures plutôt que de partager les miennes et en quelque sorte, vouloir les « imposer » comme une référence.

Sachez quand même qu’une V2 est en cours d’élaboration, avec des modifications et des améliorations. J’essaierai de vous en faire part si mon planning me le permet (par contre on est déjà très/trop nombreux à travailler dessus, ce serait totalement ingérable d’ajouter des participants).

J’espère avoir apporté quelques précisions sur le pourquoi de cette non publication. J’espère également que vous aurez compris que ce n’est pas par pingrerie :-).

Numérique… Ne pas faire prendre le chemin à l’envers

backwards-upper
Par défaut

Alors je vous le dis tout de suite, le titre de cet article c’est un peu du « faites ce que je dis, pas ce que je fais ». Je rends compte avec le recul, que j’ai présenté la problématique du numérique un peu à l’envers.

Pour vous éviter de faire les mêmes « erreurs » (oui je mets entre guillemets car, par chance j’ai réussi à arriver où je voulais pédagogiquement) que moi, je vous explique un peu ma réflexion.

Ca fait un petit moment que ça cogite, mais j’ai eu un petit déclic ce matin en regardant cette vidéo.

Déjà je me suis rendu compte que j’avais beaucoup de principes communs avec la pédagogie Freinet depuis toujours (même si je ne m’y reconnais pas totalement), et inconsciemment je les ai mis en place dans mon fonctionnement bien avant de m’intéresser au numérique à l’école. Mais en regardant cette vidéo, je ne sais pas vous mais… Bon sang, je me dis que ces mecs là font, depuis longtemps, tout ce qu’on voit et qui est préconisé avec le numérique actuellement. Production par les élèves, publication, élève acteur… Bref tout y est déjà depuis des années.

Alors certes, les nouveaux outils numériques et internet facilitent grandement ce type de pédagogies actives mais quand même. Du coup je me dis que partir de l’étude théorique de choses comme le quoi de neuf, les ceintures de compétences, le conseil d’élèves, la production de chef-d’oeuvres pour ENSUITE basculer sur le numérique parce que plus pratique et indispensable dans le quotidien (et encore plus dans le futur), serait quand même la voie la plus logique.

Parce que des trucs du style  « utiliser telle app pour réaliser telle tâche », c’est quand même partir un peu à l’envers. Pour vous donner un exemple, je verrai plus un intitulé du genre « Structuration et réinvestissement de notion en fin de séquence par la réalisation d’une capsule vidéo » qui fait, aujourd’hui, beaucoup plus sens pour moi.

Alors certes il a aussi fallu défricher le terrain avec ces nouveaux outils. Pour ma part, je pense que j’ai suivi une méthode que je qualifierais de « naturelle ». Aurait-on pu, dès le départ, savoir que les tablettes ou Twitter se prêteraient de manière très appropriée aux pédagogies actives. Oui, le çrois. Mais bon, c’est aussi ça l’apprentissage : expérimenter, observer, se documenter et synthétiser. Et puis ces principes pédagogiques ils ont toujours été là. Je n’avais juste pas forcément vu ce lien si étroit entre les dits principes et le numérique et par conséquent, je ne les ai pas toujours présentés comme il le faudrait.

N’empêche que maintenant, qu’on a défriché, maintenant qu’on a expérimenté et vu, on a le devoir de partager notre expérience et d’amener d’autres à entrevoir le numérique à l’école comme une évidence parce qu’il servira leurs principes pédagogiques et les apprentissages de leurs élèves. Il suffira juste de le montrer… à l’endroit.

Quelques nouvelles…

IMG_0096
Par défaut

Bon, une fois n’est pas coutume, je ne vais pas vous parler d’école, du moins pas complètement. Je vais vous raconter quelques trucs un peu plus personnels.

Pourquoi ? Parce que ça va affecter en partie le blog.

Je l’ai annoncé sur les réseaux sociaux, l’année prochaine, je quitte ma chouette petite école des Landes pour partir à l’aventure ! Et oui, en septembre j’enseignerai (et je formerai) dans une école internationale en Californie ! Grosse aventure !

Petit pincement au coeur quand même, parce que ma petite école de Gaujacq me manquera (ainsi que les gens qui vont avec). Je suis infiniment reconnaissant aux collègues, aux familles, aux élèves de ce petit regroupement pédagogique sans qui, il faut bien le dire, je n’aurais pas pu réaliser ce rêve américain puisque j’ai pu m’épanouir et me développer professionnellement grâce à la confiance et à la bienveillance de tout ce petit monde.

Du coup, je risque de ne pas écrire pendant un petit moment sur le blog (c’est là que je voulais en venir) parce que j’aurai pas mal à faire au début. Il va falloir que je prenne mes marques dans cette nouvelle école et dans ce nouveau job.

Mais ne vous inquiétez pas, je donnerai des nouvelles et je ne laisserai pas tomber le blog !

J’en profite également pour remercier tous les gens qui ont voté pour les trophées e-py ! Le blog a été mis à l’honneur… 2 fois !!! Il remporte en effet le prix du jury de meilleur blog ET le trophée du coup de coeur du public ! Du fond du coeur : MERCIIII !!!!

(Et clin d’oeil spécial à #bonheur)

Ce que je n’ai pas dit (mais qu’on voudrait me faire dire)

b3de8871a9111da6326a4c94fb4874671bc3c24b
Par défaut

Forcément quand on publie un truc, on s’expose à la critique. C’est bien normal et d’ailleurs très enrichissant. Ca permet de se remettre en question (quand la dite critique est constructive).

Le choix, notamment dans les vidéos d’un format court laisse forcément des blancs et de possibles interprétations. Pour autant j’aime ce format car je ne me pose pas en détenteur de la vérité. L’intérêt de ce blog/articles/vidéos, je pense qu’il réside dans le fait de soulever des questions, voire des questionnements. Et dans un sens la critique, même négative, montre que le but recherché est atteint.

Néanmoins, il y a quelques points que j’aimerais éclaircir.

1. Je ne « tâcle » personne.

Mes vidéos se veulent humoristique et légères. Un point de départ à une réflexion qui peut mener à bien des endroits. Bien entendu qu’il y aurait tellement plus à dire. Mais il y a de gens bien plus qualifiés que moi pour faire des conférences. Je précise également que je tourne en dérisions des arguments caricaturaux. Pas des personnes.

2. Il n’y pas de recette pédagogique.

Ce que je raconte ici, c’est MON vécu. Ce blog est une sorte de journal de bord public qui me permet de mettre au clair mes idées. Il se trouve qu’un effet secondaire est qu’il donne des idées à certains. Tant mieux. Mais je ne suis pas certain qu’un tel « modèle » soit transposable partout. Et je suis convaincu que chacun doit trouver son fonctionnement. Ma façon de faire, comme beaucoup d’autres, a ses point forts et ses points faibles. Il n’y a jamais eu d’injonction ou de jugement sur ce blog. J’ai des convictions, comme beaucoup. Je pense être encore en droit de dire ce que je pense sans que ceux qui pensent différemment se sentent pris pour cible.

3. Je ne prône pas le numérique à tout va.

Je le dis et le répète mais les fantasmes ont la vie dure. Si je fais une vidéo sur l’intérêt des tablettes à l’école ce n’est pas pour bannir le papier. Encore moins pour vendre un tablette à tous les élèves de France et de Navarre. Je suis d’ailleurs totalement contre les déploiements d’équipements « 1 to 1″ (une tablette/ordi par élève) qui sont, selon moi, contre productifs. Je milite pour un usage raisonnable et raisonné du numérique. Mes élèves lisent encore des livres et noircissent les pages de leurs cahiers. Stop au fantasme. Mes élèves passent en moyenne 30 minutes par jour sur les outils numériques de la classe. J’ai du mal à me dire que c’est trop dans une journée de 6h. NON : l’outil numérique n’est pas l’outil magique et salvateur ! Je ne l’ai jamais dit et vous ne m’entendrez jamais le dire. Le numérique n’est rien sans l’enseignant, sans la pédagogie. De même que la feuille de papier. Je ne les oppose pas. Bien au contraire : ils se complètent.

4. Je ne me suis jamais considéré comme innovant.

Mon mode de fonctionnement s’inspire de lectures et de l’expérience de gens qui ont fait ce que je fais bien avant moi. J’ai juste mis ensemble des choses qui n’avaient pas l’habitude de coexister (les pédagogies coopératives et le numérique par exemple et encore…). Je n’ai rien inventé. J’essaie juste de mettre mes compétences à profit.

5. Je ne me satisfais pas du système.

Mais n’empêche qu’en tant que prof j’en fais partie. Je n’ai jamais dit qu’il était parfait. Pour changer les choses, j’essaie d’apprendre au mieux ce système. D’être dans les clous (et le jour où les clous iront trop à l’encontre de mes convictions je changerai de job) tout en amenant autre chose. J’essaie de trouver un équilibre entre mes convictions et les attentes institutionnelles. J’essaie, à ma très humble échelle, de faire bouger les choses. Encore une fois, c’est mon choix, et il y a également d’autres façons de faire bouger les choses. Je les laisse à ceux qui les maitrisent. Je fais ce que je sais faire, ni plus ni moins.

Enfin, de manière plus anecdotique, non je n’arrive pas à répondre à tous les mails. Et ça j’en suis désolé. J’ai énormément de retard alors n’hésitez pas à insister.

Voilà, ceci n’est pas un coup de gueule, encore moins un règlement de compte et il y aurait encore tellement à dire.

Je dis parfois des conneries. Me le faire remarquer est une faveur, et je remercie ceux qui le font. Mais s’ils vous plait ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit.

Si c’est pas malheureux est nominé pour le trophée e-py

Capture d’écran 2015-05-19 à 13.34.03
Par défaut

Salut à tous !

Je suis ravi de vous apprendre que le blog a été nominé dans la catégorie blog personnel aux Trophées e-py.

Les Trophées e-py récompensent le meilleur du web, du mobile et des innovations digitales dans les Pyrénées-Atlantiques et la Bigorre. Organisés par La République des Pyrénées, ils présentent sept catégories : meilleur web d’entreprise, meilleur web de collectivité ou d’association, meilleure solution e-commerce, meilleur blog personnel, meilleure innovation digitale, meilleure application mobile et meilleure dynamique communautaire.

Alors bon, les concours et les prix c’est pas trop mon truc, si ça vous dit, il y a 3 blogs en compétition. Il y aura un prix décerné lors d’une cérémonie à Pau et un prix du public avec un vote sur internet.

Je vous le dis tout de suite, ceci n’est pas un « vote pour moi ! »

S’il y a un des autres blogs qui vous plait plus que le mien je ne m’offusquerai pas une seconde que vous votiez pour lui !

Donc si ça vous dit et que vous avez 5 minutes, pour voter, c’est par ici !

[Truc de geek] Essayer d’utiliser une montre connectée pour la classe ?

IMG_0058
Par défaut

Bon, vous le savez, j’aime les nouvelles technologies. J’ai récemment craqué pour une montre connectée.

Contrairement à la première tablette que j’ai eue, je n’ai jamais pensé que ce nouvel objet connecté allait changer la donne, que ce soit dans le personnel ou le professionnel. J’y vois pour le moment un accessoire. Un chouette accessoire, mais par définition pas indispensable.

Lire la suite