Comment je me suis retourné le cerveau pour créer un magazine de classe en ligne

Capture d’écran 2015-11-17 à 17.55.17
Par défaut

Il y a quelques temps, lors d’une formation, on m’a parlé de magazine de classe en ligne. J’ai adoré l’idée et j’ai été admiratif du travail du collègue qui a présenté son projet.

J’ai donc voulu me lancer à mon tour. Mais, à ma grande surprise, je ne me suis pas du tout retrouvé dans l’outil en ligne proposé. J’ai trouvé ça lourd, fermé, bref, pas top. Sauf que voilà, mes élèves s’étaient déjà lancés dans la rédaction de leurs articles et étaient complètement emballés par l’idée… J’avais pourtant testé l’outil qui me paraissait tout à fait utilisable. Mais quelques bugs de sauvegarde et autres lenteurs plus tard j’ai je té l’éponge.

Il fallait donc que je trouve une solution utilisable avec des tablettes, de préférence avec possibilité de travailler à plusieurs en même temps et avec des options de partage (bah oui, faut bien publier) simples et efficaces.

J’ai pensé aux nouveaux templates de Pages ou un bon vieux Google Doc… Mais rien ne me satisfaisait. Alors je suis reparti à la base : un magazine en ligne oui, mais quel est le cahier des charges ?

  • Agréger les travaux et articles d’élèves
  • Possibilité d’insérer du contenu multimédia
  • Publication en ligne

Partant de ce constat, j’ai tenté un mashup d’applications. J’ai utilisé Padlet et Evernote.

Evernote pour la rédaction des articles (avec photos) et Padlet pour agréger tout ça de façon collaborative. Et quel soulagement, ça a marché !

Voici donc en quoi à consisté la démarche.

Dans un premier temps, après la sélection des rubriques et la répartition des articles, les groupes d’élèves on écrit dans Evernote. J’avais préparé un carnet « Magazine » dans lequel il pourraient créer leurs notes.

Capture d’écran 2015-11-17 à 17.57.32

Une fois que les articles ont été terminés, direction Padlet. J’ai créé un tableau vide, puis je l’ai partagé à mes élèves grâce à la fonction de QR code intégré (projection du code sur le vidéo projecteur et scan par les élèves). Le code les a renvoyés directement sur le Padlet. Ils n’avaient plus qu’a taper sur un emplacement, mettre un titre et copie le lien public de la note Evernote correspondant à leur article.

Et voilà, le tour était joué. Alors c’est sur que visuellement ça n’a plus grand chose avec un magazine traditionnel. Mais au final les fonctions remplies par le Padlet (cliquez pour voir le résultat) sont les mêmes.

 

Des notes, de la productivité et des nouveaux formats d’outils

IMG_0092
Par défaut

Salut à tous, et encore une fois désolé d’être si peu bavard ces temps-ci mais je cours un peu après le temps.

Aujourd’hui j’avais envie de vous faire part d’un réflexion qui traine dans un coin de ma tête depuis un bon moment. Enfin je devrais plutôt dire DES réflexions. Plein de petits bouts d’idées qui, séparément, ne faisaient pas vraiment sens ou du moins n’allaient pas me faire améliorer ma productivité professionnelle.

Car oui, si aujourd’hui je vous parle d’un truc nouveau (sur le blog hein, ça fait un moment que le matériel et les apps dont je vais vous parler existent ou ont été annoncés) ce n’est pas parce que je m’ennuie mais parce que je perçois un potentiel gain de temps et d’efficacité dans mon boulot. Alors, tout naturellement, je vous en fais part.

Voici donc les idées, enfin du moins les sujets qui me titillent depuis quelques temps.

La prise de note et la gestion des notes

Vous le savez, Evernote c’est mon deuxième cerveau, j’ai tout dedans (j’ai même géré tout mon projet de départ à l’étranger avec). Mais cette petite nouvelle app, One Note (gratuit)… Ma foi, ça fait un moment qu’elle me fait de l’oeil. En ce moment je me pose beaucoup de question sur la pérennité de certains formats, entre autres, celui d’Evernote. Ca me pousse donc à voir comment fonctionne le reste.

Je vous montre un exemple de 2 notes avec le même contenu, l’une sur One Note, l’autre sur Evernote

IMG_0093

One Note

IMG_0090

Evernote

Et y a pas photo, question ergonomie, visualisation du contenu, c’est One Note qui l’emporte haut la main. Evernote est laissée sur place par sa linéarité. D’autant que le contenu est exactement le même ! Mais mieux fichu côté Microsoft.

Autre point SUPER POSITIF et que j’ai toujours attendu dans Evernote (sans jamais le voir arriver), on peut écrite directement dans la note One Note, annoter, dessiner, bref : l’étincelle dans ma petite tête. Fini le cahier journal sur Keynote, Pages ou Excel puis l’export dans Notability. One Note va me permettre de faire mon cahier journal avec la mise en forme que je veux (on peut tout mettre ou on veut aucune limite de mise en page) et de l’annoter au fil de la semaine sans avoir à jongler avec les apps… Bref, tout ça pour vous dire qu’il y a des choses qui vont changer.

MAAAAIIISSS (parce que oui y a un gros « mais »), One Note est encore très très loin d’Evernote en ce qui concerne l’organisation des notes. Même si Microsoft a doté l’app d’un système de carnet pompé à la manière d’Evernote, la philosophie n’y est pas du tout. Les tags ne sont vraiment pas aussi efficaces et je ne suis pas certain que je pourrais me retrouver dans 3000 notes (quand je vous dit que j’ai tout dans Evernote) aussi bien dans One Note que dans Evernote.

L’outil

Y a donc des amélioration dans l’air coté logiciel. Mais côté matériel ? Au dernières nouvelles, j’avais lâché mon iPad pour ma phablette, ce qui me permettait de réduire le nombre de devices sur lequel je bossais. Fonctionnement de ma nouvelle école oblige, j’ai fait marche arrière en passant à un smartphone plus petit (enfin que j’arrive à utiliser dans le bus sans me luxer le pouce) et une tablette 10″…

Et voilà qu’il y a quelques semaine Apple nous sort un nouvel iPad… Pro cette fois-ci, et grandement inspirée (à mon humble avis) du beau travail de Microsoft avec sa Surface Pro.

Que nenni, me dis-je, à cette annonce, quel intérêt d’un tel engin qui, chez un constructeur comme chez l’autre coute, il faut bien l’avouer, un bras ? Et bien aujourd’hui, je suis en train de me demander si avec des apps comme celles de MS et tout particulièrement One Note, une tablette pro (je pense que l’iPad aura ma préférence) ne pourrait pas enfin remplacer mon ordinateur… L’engin devrait sortir dans les jours qui viennent et je pense que je vais m’empresser d’aller l’essayer pour tester son potentiel.

Donc, pour conclure, je vous encourage grandement à aller jeter un coup d’oeil sur l’app One Note. De mon côté je vais continuer à bidouiller et vous ferai un retour dès que la refexion sera plus avancée !

[Mise à jour] Pas à pas, démarrer sa Twittclasse

Par défaut

[Edit] Je mets à jour cet article car en ce moment je travaille beaucoup à la formation à l’usage de Twitter en classe avec les collègues de mon école (déjà 15 classes sur le primaire !!!). Du coup je trouve important de faire un petit update de cet exemple de méthodologie.

Depuis que je parle des Twittclasses sur le blog, j’ai régulièrement des questions d’enseignants qui souhaitent se lancer. C’est génial : c’est contagieux !

Alors je vais essayer de faire ici un petit « pas à pas » pour créer sa Twittclasse.

Avant toute chose, rappelez vous que Twitter reste un outil. Il faudra l’intégrer à vos apprentissages et pas l’inverse (même si l’outil parfois nous fait modifier nos modalités pédagogiques). Voici donc les étapes qui me paraissent indispensables pour se lancer dans ce projet d’écriture passionnant.

Capture d’écran 2015-10-09 à 10.19.11

1. La toute première chose à faire : Créer un compte personnel

Comme pour tout, il vaut mieux avoir pratiqué de manière personnelle avant de se lancer. Apprendre les codes de Twitter est important avant de les proposer aux élèves. Le TwittMOOC peut vous y aider

2. Créer le compte de classe. 

C’est tout simple. Il suffit de suivre la procédure d’inscription en se rendant sur twitter.com.  Vous y choisirez entre autres choses, un nom d’utilisateur.

Ce sera aussi le moment de choisir de rendre le profil privé ou de l’ouvrir (modifiable par la suite). Il faut savoir que si le profil de votre classe est protégé, seuls les profils autorisés par vous pourront avoir accès à votre Timeline et correspondre avec vous. D’un autre côté si votre profil est ouvert, il l’est à tout le monde.

Un profil ouvert peut faire peur quand on démarre. Pourquoi dans ce cas, ne pas commencer avec un profil fermé et décider ou pas, de l’ouvrir par la suite ? Le fait d’avoir un profil ouvert permettra des échanges plus nombreux et plus riches et donc des occasions de produire de l’écrit supplémentaires.

Il n’y a pas de bon ou de mauvais choix, c’est vous qui êtes maître de l’outil et de son utilisation.

3. Informer les familles et votre hiérarchie.

Même si notre ministre a récemment salué l’initiative des Twittclasses, il me paraît important d’informer son IEN ou son responsable TICE lorsqu’on se lance dans ce projet (pour éviter les mauvaises surprises). À ma connaissance, il n’y a eu qu’un seul refus recensé.

Il me parait également primordial d’informer les familles des élèves de la mise en place de ce dispositif, ne serait-ce que pour les rassurer. L’aspect réseau social peut être déroutant. Il sera intéressant d’expliquer aux parents le pourquoi de ce projet, qu’il s’agit d’un outil pour écrire. En début d’année, j’ai adressé un dossier et un tuto adapté de celui de Bertrand Formet aux familles pour leur expliquer les enjeux et objectifs du projet. J’ai ensuite développé le sujet lors de la réunion de rentrée. N’oubliez pas de demander une autorisation pour publier les productions de vos élèves également.

4. Se créer un réseau

Il y énormément de profs sur Twitter et des profs qui eux aussi utilisent Twitter en classe. Appuyez vous sur eux. Si vous voulez être au courant des projets en cours, je vous conseille le compte @Twittconseil avec laquelle beaucoup de profs créent leur projets d’écriture. Je suis énormément de profs alors si vous voulez, vous pouvez piocher dans mes abonnements (que de la qualité bien entendu ^^) parce que ça serait trop long de les citer tous. Profitez en pour mettre votre twittclasse avec les leurs.

5. Encadrer

Lors de séances de découverte, on expliquera les principes de bases de Twitter aux élèves, la limite des 140 caractères (utilisation d’une grille pour le brouillon), le fait que ce qu’on écrit peut être lu par n’importe qui et du fait de l’importance de respecter des règles. De là en découle la charte Twitter que les élèves vont réaliser. Cette étape est pour moi cruciale. On pourra la réaliser avant de démarrer l’aventure ou après une période d’utilisation et d’observation.

Il faudra expliquer aussi les notions techniques (les différents boutons, les indicateurs). Un peu plus tard, j’aborde les notions de « retweet » et de « favoris ».

6. Il ne reste plus qu’à se lancer. 

Pourquoi ne pas commencer par un « #Bonjour » ? Ou bien un projet du type #dansmonécole ? Au départ on tâtonne, on montre juste, mais rappelez vous que l’enjeu c’est de communiquer ! Ne tombez pas le piège d’écrire uniquement des messages qui resteront sans réponse. Hé oui, au début on n’était pas nombreux, on savait où se trouver. Maintenant que les twittclasses sont légions, il est facile d’être noyé dans la masse et de voir ses messages sans réponse. Or c’est ça qu’il faut viser : l’écrit avec enjeu communicatif. Que ça soit par le biais d’une #twictée, d’un #photoproblème, ou d’un #AnimeUneHistoire, peut importe.

Vous trouverez de nombreux exemples d’utilisation de Twitter dans ces articles.

Enfin, un bon citoyen numérique cite toujours ses sources : au primaire, les profs qui ont lancé la Twittclasse c’est Alexandre Acou et Jean-Roc Masson. Un petit mot pour les saluer et les remercier fait toujours plaisir.

Bref, maintenant : à vous de jouer !

Vers une classe « zéro papier »

Capture d’écran 2015-09-22 à 21.20.06
Par défaut

En ce moment j’imagine beaucoup de choses. J’ai la chance de travailler cette année avec énormément de (bon) matériel numérique. Et en ce moment je me plais à imaginer une classe débarrassée de tout papier car toutes les conditions sont réunies. Pourquoi et pourquoi pas ?

En préambule…

Tout d’abord je crois quand même utile de préciser que j’imagine mal ce genre de dispositif dans les « petites » classes du primaire pour plusieurs raisons. L’apprentissage du geste graphique sur papier me parait primordial avant de passer au geste numérique. Pour qui a déjà essayer d’utiliser un stylet sur tablette, c’est une évidence que la maîtrise du geste sur papier est un préalable. Ouais c’est quand même une habitude à prendre même si récemment, un constructeur a annoncé son super méga cool stylet (je suis encore dubitatif).

Bref, avant de se faire un représentation numérique, donc quelque part virtuelle, de l’acte d’écrire, je pense que pratiquer « en vrai » ce geste reste un prérequis indispensable.

De même l’organisation et le classement dans des cahiers/classeurs/casiers physique me parait être un préambule tout aussi capital au classement dans des dossiers et autres arborescences numériques. Alors je situe plutôt mon discours à partir du cycle 3.

Enfin, je parle du stockage des travaux, traces et autres productions. La manipulation physique d’étiquettes et autre matériel reste bien sûr, une étape indispensable dans la plupart des apprentissages.

Alors on fait comment ?

Tablettes ou ordinateur, même combat. Selon qu’on aura choisit l’un ou l’autre il faudra simplement utiliser des programmes différents (et encore). Ma préférence va vers la tablette en primaire mais ça vous le savez déjà.

Il y a dans un premier temps, la possibilité pour l’élève de ramener la tablette/l’ordinateur à la maison mais ce genre de cas est assez peu fréquent car il nécessiterait un déploiement d’outils titanesque qui, à mon sens, n’est pas justifié. J’orienterais donc plutôt mon dispositif vers des solutions universelles et multiplateformes et donc vers le stockage en ligne (je te vois venir le troll : NON on ne mettra pas de données confidentielles sur l’élève en ligne, ça fait un moment qu’on a compris).

Distribuer des documents/copie/fiches

On disposera simplement le fichier dans un espace de stockage. Là, les solutions sont nombreuses : ENT, Cloud, FTP, QR codes… C’est au goût de chacun. Il est même possible de créer son propre Cloud ou serveur de façon très simple si on est complètement parano veut garder le contrôle sur les données.

Dans mon école, on utiliser le service Box, plutôt sympa. Quand on veut donner accès à une ressource à visualiser (ou à éditer) il suffit d’utiliser le client sur ordinateur et de faire glisser la dite ressource dans le dossier commun de partage. Chaque élève disposant d’une tablette dans ma classe, ils pourront récupérer instantanément le fichier désiré. Exit la queue pour les photocopies.

Editer des documents (par les élèves)

Ca fait un bail que je l’utilise, mais cette application n’a pas pris une ride : Notability est vraiment géniale de ce point de vue. Une fois le document à éditer ouvert dans Box, il ne reste qu’à l’ouvrir dans Notability (qui crée une copie). Puis il suffira de l’enregistrer où on veut une fois l’opération terminée. Est-ce que ça prend finalement plus de temps d’imprimer un fiche, de la compléter puis de la coller dans un cahier ? Pour le vivre au quotidien, la réponse est non.

Corriger des documents

Pour les ceintures de compétences notamment, j’ai créé un dossier « Corrections ceintures » dans Box. Dossier dans lequel mes élèves peuvent déposer les fiches à corriger. Pour la correction, j’utilise l’annotation dans Aperçu sur Mac qui me permet d’éditer directement le PDF de l’élève à son emplacement (aussi rapide que la correction au stylo). Puis, je dépose le fichier dans le dossier personnel de l’élève. L’avantage pour la suite, c’est que c’est déjà classé.

Partager avec les familles

C’est un point a éclaircir. On pourrait tout simplement imprimer tout ça mais pourquoi ne pas simplement partager le lien qui pointe le dossier élève par mail avec les familles ? Ce lien ne permet pas de modification par celui à qui il est envoyé, mais le dossier est complété en classe ou par l’enseignant au fur et à mesure. La famille n’a ainsi accès qu’au dossier de son enfant et le dossier en question évolue avec le temps.

L’accès aux ressources n’importe où et n’importe quand

Cette années encore je stocke toutes mes leçons dans des notes Evernote (soigneusement classées) contenant un trace écrite, un vidéo et des exercices d’entraînement). Le compte Evernote est accessible sur toutes les tablettes et les ressources sont partagées en lecture seul (pour éviter les boulettes) depuis mon compte personnel. Ma chaîne Youtube est également accessible et pour les ressources vidéos créées par les élèves je me tâte encore (mais une chaîne Youtube de classe me parait une bonne option).

Y a pas que les fiches dans la vie !

Pour les productions plastiques, le seul moyen pour les élèves reste de les ramener à la maison. Mais là, pas de souci, c’est le but.

Pour les productions sonores et vidéo, il y a, là aussi pléthore de moyen de stockage. Et oui, parce que si on ne veut pas saturer l’espace Cloud (ou du moins ne pas avoir payer pour étendre le stockage) il faut bien trouver d’autres moyens. Youtube pour les vidéos (en mode privé avec mdp si souhaité), Evernote ou SoundCloud pour l’audio… Et une copie du lien dans un document qui rassemblerait ces productions.

Les moyens sont là mais…

Tous les outils existent MAIS, la grande question reste celle de l’organisation de ces productions. Comment être capable de les retrouver facilement ? Quel classement ? C’est bien là qu’il va falloir faire preuve de simplicité et d’efficacité. Il faudra penser en nombre de clics, de mots de passe, de liens à enregistrer. En gros, si de nos jours tous les outils existent pour travailler sans papier en classe, le vrai challenge réside dans l’organisation des données. Et de ce point de vue, je pense qu’on faire des merveilles et même que les outils numériques pourraient permettre aux élèves de conserver des documents d’une année sur l’autre dans un logique de cycle et de s’y repérer bien plus facilement que dans de gros classeurs qui s’accumulent, s’abîment ou se perdent. A la condition cependant de prévoir des sauvegardes. Là encore, il existe maintenant des systèmes de sauvegarde automatique complètement transparents qui permettent de récupérer des données supprimées ou égarées.

De plus, il ne faudra également pas perdre de vue que les interactions entre élèves sont au centre des apprentissages. Pour moi, dans les situations d’apprentissages, le modèle à adopter reste 1 outil numérique pour plusieurs élèves, pour qu’ils apprennent autour de l’outil mais que celui-ci ne soit pas le sujet principal (mais bel et bien la notion/production sur laquelle les élèves travaillent).

Pour conclure

Il y a du travail pour passer au zéro papier sans brûler les cahiers les étapes et sans oublier l’essentiel. Mais au final, je crois qu’il va falloir que l’école évolue dans ce sens (et je ne parle même pas du poids des cartables) car au final, sous réserve que le dispositif soit bien pensé, il y a un gain de temps réel et non négligeable. L’efficacité dans l’archivage et l’accès au données me paraissent également très important, surtout dans une dynamique de cycle au cours duquel les dossiers élèves pourraient suivre d’un classe à l’autre. Encore une fois, l’idée est d’optimiser le suivi des élèves et la personnalisation des parcours.

Repenser l’école, l’espace de classe, à l’ère du numérique passe par repenser cet outil de base qu’est le cahier. Les ressources, les productions. Tout ça m’amène à repenser leur place et leur utilisation. Après tout l’école du futur (proche) devra s’affranchir des murs et des espaces figés. Pour cela il faudra à mon avis, repenser donc le stockage des productions et autres travaux.

Bien arrivé ! 

Par défaut

  

Salut à tous ! Ca commence a faire un moment que je n’ai pas donné de nouvelles et pour cause, le mois de juillet à été très riche. Mais je suis bien arrivé à San Francisco. Je prends mes marques. J’ai même vu ma nouvelle école et ma nouvelle classe (y a un canapé, des fauteuils, des grandes tables dedans !!!!!). Mais quelle aventure ! Énormément de choses nouvelles, de fonctionnements, d’éléments culturels et sociaux culturels…

Tout ça pour dire que j’ai tellement à comprendre, apprendre et digérer que je ne pense pas écrire beaucoup sur le blog. Plus ça va et moins je me dis que ce sera pertinent. 

Je reste donc dispo sur les réseaux sociaux et par mail si besoin bien entendu (attention j’ai 9h de décalage horaire donc je répondrai peut être en décalé). 

A bientôt ! 

Pourquoi les ceintures de compétences ne sont pas publiées

Capture d’écran 2015-06-27 à 10.44.43
Par défaut

Vous êtes de plus en plus nombreux à vous intéresser aux ceintures de compétences (ce dispositif imaginé par Fernand Oury et sa pédagogie institutionnelle). Et ça franchement je trouve ça génial car cela signifie que les enseignants s’intéressent à l’évaluation autrement et l’évaluation positive.

C’est donc légitime que régulièrement on me pose la question « Où est-ce que je peux les télécharger ? » Et là, souvent, pour ceux qui demandent c’est la déception. Vous ne les trouverez pas sur le site et je vous explique pourquoi.

Tout d’abord la version que j’utilise est une V1, elle comporte des approximations, quelques erreurs que je corrige au fur et à mesure, mais surtout c’est un premier jet. Les ceintures de compétences, ça se murit et j’estime que celles-ci, bien que suffisamment abouties pour être utilisées en classe, ne le sont pas suffisamment pour être publiées.

Ensuite, nous sommes une quinzaine à avoir bossé dessus, je pense qu’il serait assez compliqué de gérer un publication et le « qui a fait quoi ? » (parce que c’est quand même très important !!!).

Enfin, pour ma part, dans certains exercices, j’ai utilisé des ressources glannées sur le web et il serait totalement nul de les republier sous une autre bannière. Encore une fois respect du travail de chacun.

Ces ceintures sont donc prévues pour un usage personnel.

Mais j’y vois quand même des avantages pour le lecteur. Je pense que c’est très difficile de comprendre tous les enjeux du dispositif avec un produit clé en main et notre vision de la progression des ceintures n’est peut être pas partagée par tous. C’est pour ça que depuis un an j’essaie d’expliquer comment créer ses ceintures plutôt que de partager les miennes et en quelque sorte, vouloir les « imposer » comme une référence.

Sachez quand même qu’une V2 est en cours d’élaboration, avec des modifications et des améliorations. J’essaierai de vous en faire part si mon planning me le permet (par contre on est déjà très/trop nombreux à travailler dessus, ce serait totalement ingérable d’ajouter des participants).

J’espère avoir apporté quelques précisions sur le pourquoi de cette non publication. J’espère également que vous aurez compris que ce n’est pas par pingrerie :-).

Numérique… Ne pas faire prendre le chemin à l’envers

backwards-upper
Par défaut

Alors je vous le dis tout de suite, le titre de cet article c’est un peu du « faites ce que je dis, pas ce que je fais ». Je rends compte avec le recul, que j’ai présenté la problématique du numérique un peu à l’envers.

Pour vous éviter de faire les mêmes « erreurs » (oui je mets entre guillemets car, par chance j’ai réussi à arriver où je voulais pédagogiquement) que moi, je vous explique un peu ma réflexion.

Ca fait un petit moment que ça cogite, mais j’ai eu un petit déclic ce matin en regardant cette vidéo.

Déjà je me suis rendu compte que j’avais beaucoup de principes communs avec la pédagogie Freinet depuis toujours (même si je ne m’y reconnais pas totalement), et inconsciemment je les ai mis en place dans mon fonctionnement bien avant de m’intéresser au numérique à l’école. Mais en regardant cette vidéo, je ne sais pas vous mais… Bon sang, je me dis que ces mecs là font, depuis longtemps, tout ce qu’on voit et qui est préconisé avec le numérique actuellement. Production par les élèves, publication, élève acteur… Bref tout y est déjà depuis des années.

Alors certes, les nouveaux outils numériques et internet facilitent grandement ce type de pédagogies actives mais quand même. Du coup je me dis que partir de l’étude théorique de choses comme le quoi de neuf, les ceintures de compétences, le conseil d’élèves, la production de chef-d’oeuvres pour ENSUITE basculer sur le numérique parce que plus pratique et indispensable dans le quotidien (et encore plus dans le futur), serait quand même la voie la plus logique.

Parce que des trucs du style  « utiliser telle app pour réaliser telle tâche », c’est quand même partir un peu à l’envers. Pour vous donner un exemple, je verrai plus un intitulé du genre « Structuration et réinvestissement de notion en fin de séquence par la réalisation d’une capsule vidéo » qui fait, aujourd’hui, beaucoup plus sens pour moi.

Alors certes il a aussi fallu défricher le terrain avec ces nouveaux outils. Pour ma part, je pense que j’ai suivi une méthode que je qualifierais de « naturelle ». Aurait-on pu, dès le départ, savoir que les tablettes ou Twitter se prêteraient de manière très appropriée aux pédagogies actives. Oui, le çrois. Mais bon, c’est aussi ça l’apprentissage : expérimenter, observer, se documenter et synthétiser. Et puis ces principes pédagogiques ils ont toujours été là. Je n’avais juste pas forcément vu ce lien si étroit entre les dits principes et le numérique et par conséquent, je ne les ai pas toujours présentés comme il le faudrait.

N’empêche que maintenant, qu’on a défriché, maintenant qu’on a expérimenté et vu, on a le devoir de partager notre expérience et d’amener d’autres à entrevoir le numérique à l’école comme une évidence parce qu’il servira leurs principes pédagogiques et les apprentissages de leurs élèves. Il suffira juste de le montrer… à l’endroit.